Chemin privé !
Générations de pierres levées : ménhirs, dolmens, clapiers, pilier, pyramides, bornes, quilles, pilons, cairns ... du Var et de Provence.

« Ces monuments simples et puissants caractérisent non pas exclusivement le génie d'un peuple, mais un certain âge de la vie des peuples et un certain ordre d'idées religieuses sur lequel la Bible jette une lumière qui ne laisse rien à désirer. " Si tu m'éléves un autel de pierres, dit le Seigneur dans l'Exode, tu ne le feras point avec des pierres taillées. Si tu y mets le
ciseau, il sera souillé. Tu élèveras un autel au Seigneur ton Dieu, avec des pierres que le fer n'aura point touchées, avec des rochers informes et non polis. (Deutéronome) " » (M. Henri Martin - 1867).
Pages : 1 - 2 - 3 -
Google
Recherche WWW  Recherche sur RANDOJP

Les ménhirs du plateau Lambert à Collobrières

" M. J. B. ANDREWS a bien voulu profiter de son séjour hivernal à Hyères (Var) pour réaliser le voeu qu'avait exprimé M. A. Guébhard que des photographies fussent prises des beaux menhirs signalés, dès 1886, aux environs de Collobrières, par M. Casimir Bottin.  ... c'est déjà bien beau, pour le Midi, que des menhirs de 3 mètres, surtout géminés, et aussi bien ovalisés de pourtour, par un travail, évidemment  voulu, de dégrossissement. Aussi nous a-t-il paru intéressant de pouvoir en donner, grâce à M. ANDREWS, et en attendant l'étude scientifique détaillée qu'ils mériteraient, ne fût-ce que pour préciser leurs caractères de vrais menhirs préhistoriques. " (Bulletin de la Société préhistorique de France - 28 janvier 1909).

menhir collobrieres
Les ménhirs du plateau Lambert à Collobrières. Avec 3,15m de haut pour le plus grand et 2,82 m pour le second, les ménhirs du plateau Lambert à Collobrières sont les plus grands de Provence. Il sont datés d'une période courant de la fin du Néolithique à l'Age de Bronze.
menhir lambert  menhir provence

DOLMENS &TUMULUS
Le site indispensable : http://archeoprovence.com/
Si le mégalithisme naît en Bretagne 4000 avant JC, il se diffuse abondament dans le sud de la France, et dans toute la Provence des sépultures collectives appelées "dolmen" sont associées aux cultures du Néolithique final. Le mot Dolmen vient du Celtique Dol signifiant table et Maen, Men : pierre. 

Le dolmen de Gaoutabry, ou Gautabry
.dolmen de gautabry
Avec ses 6m de lond et ses 9m², on commence par le plus grand dolmen du Var : le dolmen de Gaoutabry. Cet abri funéraire situé à La Londe Les Maures a abrité les restes dequelques 34 personnes pendant près de 4500 ans. Un couloir d'accès permet d'accéder à deux chambres succéssives séparée physiquement par une pierre. Pas de dalle couvrante, peut être cassée ou simplement inexistante et remplacée par une couverture végétale. Si votre chemin croise d'autres mégalithes varois vous rendrez vite compte qu'il est atypique. En effet, dalles taillées, orientation, aménagement et richesses des vestiges de fouilles (morceaux de vases, outils en pierre, pièces d'armatures de flèches, fragment de hache polie, quelques perles ...) font du dolmen de Gaoutabry un mégalithe à part.

Le dolmen de l'Amarron
dolmen de l'Amarron
Dolmen de l'Amaron. Les restes d'une douzaine de jeunes adultes et 3 enfants ont été découverts au cours de fouilles archéologiques qui ont également révélé quelques dents contenues dans un vase, des perles et autres petits vestiges. La dalle de couverture est malheureusement déposée sans que l'origine de ce déplacement ait été identifiée. Sur la photo qui date de 2007, la dalle, dont on aperçoit la tranche claire et reposant sur une autre au premier plan, a été replacée (constat de mon dernier passage en novembre 2011). En comparant les photos disponibles sur le net, on pourra constater que les dalles de ce dolmen ont été régulièrement bougées !

Dolmen du Pont Neuf à Cabasse.
dolmen Cabasse
Dolmen du Pont Neuf Cabasse compte cinq dolmens dont celui du "Pont Neuf". Il date de la fin du néolithique, sa dalle de couverture a disparu mais pesait certainement quelques tonnes. 1600 dents ont été découvertes au cours des fouilles sur le site.

LES 4 DOLMENS DES ADRETS A BRIGNOLES

Passage obligatoire dans les couloirs du temps avec le site Archéoprovence, dolmens des Adrets (Var Brignoles).
dolmen des Adrets
Aucune difficulté pour trouver le premier et le plus grand dolmen des Adrets qui veille sur la colline depuis au moins trois mille ans. Cet accès facile et son habitabilité relative ont quelque peu bouleversé son aménagement ; en effet, chasseurs, charbonniers et autres bergers ont occupé les lieux mélangeant divers dépôts sur plusieurs couches. Sa chambre sépulcrale est rectangulaire couverte par une dalle inclinée d'un poids estimé à 10 tonnes. Une chappe de ciment ferme le bas du plan incliné, heureusement elle s'est patinée avec le temps pour prendre une couleur proche du calcaire. Les fouilles modernes ont permis de découvrir dans les premières couches des poteries, des coquillages, des perles, des fragments de bijoux, des pointes de flèches et une multitude d'ossements d'origine animale (tortue, serpents, lézards, lapins, ...) ... Dans les couches inférieures des ossements humains, la plupart du temps calcinés et provenant de sujets de tous les âges, témoignent de la sacralité du lieu (pas moins de 1200 dents ont été trouvées sur le site).
dolmen brignoles

dolmen le val
Pas de difficultés non plus pour trouver le deuxième dolmen des Adrets. Contrairement au précédent, un enfouissement naturel l'a protégé des pillages. Son étude témoigne de dépots successifs et ordonnés. Les fouilles ont révélé des fragments de vase, de céramique, une pointe de flèche, des pendeloques, des perles,  des anneaux notamment un en bronze, et bien sûr des ossements humains, incinérés ou pas (entre autres, 1 crâne et sa mandibule et plus de 700 dents ...).
dolmen des adrets
Après avoir chercher un chemin d'accès, nous trouvons notre troisième dolmen. La recherche archélogique a trouvé là ses limites, le toit du dolmen qui a été enlevé au treuil pour permettre les fouilles n'a pas été replacé et git sur le côté. Pillé au VI s, redécouvert en 1962, on suppose que de nombreuses pierres ont servi à la construction des murs voisins. Comme pour les précédents, les fouilles ont révélé des perles (en forme de tonnelet, en rondelles, stéatite, os, vertèbres de poisson, bauxite), mais également et entre autres un crâne couvert d'une centaine de perles, un collier constitué de vertèbres de poisson, un autre crâne et des ossements d'enfant accompagnés lui aussi de perles. 572 dents appartenant à une trentaine d'individus. Parmi les restes d'animaux on retrouve comme espèces : serpent, lézard, écureuil, mouton, renard, fouine, hérisson, lézard ocellé.
dolmen var
Trois heures et quelques pauses plus loin, le quatrième et présumé dernier dolmen des Adrets ressemble au second. Les fouilles ont permis l'exhumation de céramique, d'outils en pierre et de bijoux campaniforme. Au bilan, les chercheurs ont estimé que 150 à 200 personnes avaient dû être inhumée sur les quatre sites.


Le dolmen de la Pierre de la Fée à Draguignan.

" Le site de la Pierre de la fée est, par un beau crépuscule d'été, vraiment impressionnant, avec la vallée à la végétation plantureuse d'un côté, la colline boisée fermant l'horizon de l'autre. Nos grands aïeux avaient bien choisi leur lieu de repos éternel ... " (Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan - 1910)

Le dolmen de " La pierre de la Fée " (« Péiro de la Fado » en provençal) est situé dans un quartier proche du centre-ville de Draguignan. Il est appelé ainsi en raison d'une légende qui voulait que les femmes fréquentant le lieu soient aidées par une fée pour tomber enceinte. Comme les autres dolmens, c'est d'abord une sépulture collective préhistorique datée d'environ -2500 ans avant JC. Les parois en pierres sèches de la chambre funéraire ont disparu et il ne subsiste que la dalle de couverture ( 6m X 4m X 40 à 70 cm d'épaisseur - poids environ 25 t.) et trois supports. Ce dolmen était proche d'un lieu d'habitat. "
dolmen La Pierre de la Fée Draguignan " Cueillons avec la druidique serpe d'or un triple rameau au vieux chêne, au genévrier fatidique et au micocoulier séculaire, cette trinité séculaire qui ombrage toujours le vieux dolmen; et couronnons la hampe de la bannière Dracénoise.  Ces victoires de l'harmonie sont les gloires de l'avenir. Que le passé s'incline devant elles. " (Causeries parisiennes - Raimond de Miravals -  1867).
________________

" Trois grands arbres , un chêne, un génevrier et un micoucoulier  s'élèvent d'une manière pittoresque autour de cette antiquité gauloise. Le chêne fut atteint par la foudre qui renversa la pierre posée de champ du côté nord-ouest ; il en conserve encore aujourd'hui les traces, dans toute sa hauteur. ...

Nous joignons à la présente notice deux dessins
(images de gauche) :
  • le premier représente le Dolmen dans son état primitif. Pour le reconstituer ainsi, nous nous sommes bornés à supprimer les murs en maçonnerie qui en ont fait une écurie, à relever les deux fragments de pierre qui formaient, dans l'origine, le support visant au nord-ouest et à faire disparaître le pilier qui avait pris la place de ce support.
  • Le second dessin représente le Dolmen dans l'état où il est aujourd'hui. " (Notice sur un dolmen qui existe à Draguignan - MM Audiffret et Coste 1851).

(Le Magasin pittoresque - sous la direction de M. Édouard Charton - 1871).

Dolmen au village préhistorique de Quinson.

Reconstituion au village préhistorique de Quinson, - 4 500 ans, datant du Néolithique final les dolmens ("pierre plate" en Breton) ne sont pas des habitations mais des sépultures collectives.

Outre son musée de la préhistoire, la commune de Quinson et le Centre Européen de Recherche Préhistorique des Pays du Verdon ont reconstitué sur les bords du Verdon des habitations préhistoriques du monde entier. Situé à quelques centaines de mètres du Musée de Préhistoire de Quinson vous pouvez vous y rendre à pied (10 minutes). Ce site en plein air, gratuit, est accessible après avoir longé la berge du Verdon.


Tumulus des Béguines

On peut très bien passer à côté d'un tas de pierres sans y porter attention. Heureusement, la signalétique du chemin des Rois entre Nans les Pins et la Sainte Baume nous donne rendez vous avec l'Histoire. Un tumulus, c'est d'abord "une éminence  formée par l'accumulation de terre ou de pierres au dessus d'une sépulture". Celui Béguines, ou "de Cotte", ou encore "de l'oratoire" a été "daté du tout début de l'Age du Fer (VII s. avant JC). Comparable à ceux des nécropoles du Plan d'Aups, il mesurait seize mètres cinquante, avec un cercle extérieur formé de trois assises de pierres. Il a été découvert et partiellement détruit lors des travaux d'agrandissement de la route de la Sainte Baume en 1920. Des fouilles effectuées en 1930 et 1982 ont livré respectivement une bassine en tôle de bronze de facture étrusque contenant des ossements humains calcinés et une inhumation mal conservée avec des fragments d'épée et un bracelet en fer ainsi que divers objets (tessons de céramique, pointes de silex, perles en ambre."
Le tumulus porte également une borne n°33.


Pages 1 - 2 - 3


Retour haut de page  -  Retour page d'accueil

Un renseignement, un commentaire ...
Saisir un prénom ou un  pseudo :
Votre Email (facultatif) :

Commentaires :


                  
Retour page d'accueil