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Cabasse, Notre-Dame du Glaive ; Callian, chapelle Notre-Dame-des-Roses ; Carcès, chapelle Notre-Dame de Caramy; Flayosc, la chapelle Saint Augustin ; Mons, les chapelles Notre-Dame-de-la-Pitié et Saint-Pierre, oratoire médiéval. Montauroux, chapelle Saint Barthélémy ; Villecroze, chapelle Saint Victor, ancien prieuré ; Vins sur Caramy, chapelles Saint Christophe et Saint Vincent. |
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Cabasse,
Notre Dame du Glaive, Pieta et calvaire
Le sanctuaire actuel date de 1621. En 973 Saint Mayeul, abbé de Cluny, né à Valensolles, en Provence, revenait d'un pèlerinage à Rome, quand au passage du Grand-Saint-Bernard, il tomba entre les mains des bandes sarrasines. Heureux d'une telle capture, les infidèles demandèrent aux religieux de Cluny une rançon énorme. Pour satisfaire leurs exigences les moines se dépouillèrent de tout ce qu'ils possédaient, vendirent leurs vases sacrés, recueillirent partout dés aumônes et purent ainsi obtenir la liberté de leur saint abbé. Ce nouvel attentat soulève dans toute la Provence une réprobation universelle. Partout les courages s'enflamment, la noblesse sort de sa torpeur. Au premier bruit de guerre, les Sarrasins veulent mettre en sûreté la rançon de saint Mayeul et reprennent le chemin du Fraxinet. Mais l'armée des chrétiens les attend dans les montagnes de la Haute-Provence. « Tout à coup, disent les Actes du saint abbé de Cluny, des clameurs confuses s'élèvent, le son des trompettes remplit les bois, les montagnes frémissent, les Barbares sont glacés de terreur ; ils sentent que tout est perdu pour eux et n'essayent qu'à peine une résistance inutile. Bientôt ils prennent la fuite ; mais, malgré la rapidité de leur course, beaucoup sont massacrés, beaucoup sont faits prisonniers ». Ce premier échec n'est que le prélude de la dérouté générale. Traqués sur tous les points de la Provence, les Sarrasins sont partout vaincus. Embrun, Riez et Gap ont conservé le souvenir de ces défaites. Dans notre diocèse, on désigne Tourtour et Cabasse comme les lieux où des bandes sarrasines furent taillées en pièces. A Tourtour, on montre encore une tour qui serait contemporaine de cette époque et, d'après la croyance populaire, la chapelle de ND de Spéluque à Ampus, celle dé N.-D. du Glaive dans les environs de Cabasse, ont été élevées pour remercier la Sainte Vierge de la victoire des chrétiens. Chassés de toutes leurs positions, les infidèles se replièrent sur le Fraxinet. C'est là que se livra la décisive bataille qui assura le triomphé définitif des Provençaux. |

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ND du Glaive à
Cabasse et sa Pieta.
" A la suite d'une neuvaine, les habitants du Luc ont demandé à leur digne curé la faveur d'aller en procession vénérer et remercier Notre-Dame-du-Glaive dans son antique sanctuaire, situé sur un rocher élevé, aux environs de Cabasse. La distance est bien grande ; car du Luc à Cabasse on compte 12 kilomètres, et de Cabasse à la chapelle, 4 kilomètres au moins, et cela par des sentiers difficiles et escarpés. Cependant, au jour déterminé par M. le curé, dès cinq heures du matin, plus de mille personnes étaient sur pied et s'organisaient en procession. Averti de l'arrivée de ces pieux fidèles, M. le curé de Cabasse fit sonner les cloches et accourut au-devant d'eux avec toute sa population. C'était beau de voir défiler dans les rues de Cabasse cette magnifique procession, composée d'hommes, de femmes, de jeunes filles, d'enfants, portant, outre leurs croix et leurs bannières, les statues de la sainte Vierge, de saint Joseph et de saint Roch, et chantant les litanies des saints et de pieux cantiques. M. le curé du Luc suivait avec joie, sans fatigué, accompagné d'un de ses Vicaires et de plusieurs frères maristes. (La Semaine religieuse du diocèse de Rouen - 1868). |

| Chapelle Saint Loup à Cabasse et Monastère Notre-Dame du Torrent de Vie au Thoronet où résident les sœurs de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint-Bruno. |
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Callian,
chapelle Notre-Dame-des-Roses.
" Au septième siècle, ou au huitième, naquit à Callian Sainte-Maxime qui fonda, dit-on, un monastère au village qui porte son nom, et dont les reliques furent transportées à Callian lorsque les Sarrasins ravagèrent le littoral. " (Les Archives de Trans en Provence. 1938). |
| " Une de ces maisons - et c'est la tradition constante du
pays - fut
établie à Callian qui était à cette époque un bourg considérable,
dont les religieux de Lérins eurent, plus tard, la cure des âmes. Ce
bourg était alors bâli dans la plaine ; le monastère qui y fut fondé et
qui lui était contigu, était situé à l'endroit même où se trouve
aujourd'hui la chapelle de Notre-Dame. Il n'y a pas bien longtemps
qu'on y voyait encore un arc en maçonnerie très ancien qui probablement
avait appartenu à cet antique édifice. D'ailleurs, en l'absence de tout
autre vestige, nous trouverions la preuve de l'existence d'un
monastère, en cet endroit, dans l'acte de donation de la terre de
Notre-Dame que fit, en 1354, une noble dame du pays, nommée Garsenda,
en faveur du prieur de Callian. " (Sainte Maxime, Saint Boniface et
Saint Donat - 1863). |
| Chapelle Saint Donat à Callian, Var. |
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Carcès,
chapelle Notre Dame de Caramy - également "ND de Bon Secours".
La chapelle a été édifiée par les moines de l'abbaye St Victor à Marseille. En 1152, le père Eugène III donna la chapelle aux moines réguliers de St Augustin et accorda également la sépulture religieuse autour de la chapelle à tous les Carçois qui en auraient manifesté la volonté. Pendant la Révolution, en 1791, elle est achetée par douze familles de Carcès pour éviter sa profanation. |
| En 1855, elle est donnée à la fabrique (association gérant les biens de l'Eglise). Durant cette période le culte catholique ne fut jamais interrompu comme l'attestent certains ex-voto. En 1905, lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la chapelle devint propriété de la commune à l'usage du culte catholique. (renseignements extraits du panneau d'information devant la chapelle). |

| Châteaudouble,
chapelle Saint Jean le Baptiste |
| " Châteaudouble, dont
l'abord est affreux de tous cotés, a sept cens communiants, un vicaire
et deux secondaires. Le corps des bénéficiers de Fréjus en a la dîme,
mais le vicaire est condécimateur. ... Le patron du lieu est Saint
Jean-Baptiste. " (Description historique du diocèse de Fréjus, M.
Girardin et d'Antelmy - Ed 1872). Je laisse à l'auteur ses qualificatifs ! Par contre ne manquez surtout pas la fromagerie LA PASTOURELLE en bas dans la vallée |
| Entrecasteaux,
église et chapelle Notre-Dame-de-l'Aube. |
| En 1787, " Entrecasteaux, village avec titre de Marquisat,
au diocèse de Fréjus, dans la Viguerie de Barjols, situé sur la rivière
de Bresque, à onze lieues et demie d'Aix, trois un quart de Barjols et
une de Cotignac. On y compte sept feux et trois quarts : en latin
Intercastra ou Intercastrum vulgairement Entrecastéou. Il est bâti
entre trois collines assez élevées. Louis XI l'éleva en Marquisat en
faveur de N. de Grignan et des enfants mâles, en avril 1671. ... Au bout du village est un cours planté d'ormeaux et d'alifiers taillés en berceau qui a soixante et quinze toises de longueur sur huit de largeur. Il aboutit au Château du Seigneur, qui forme une perspective agréable. " (Géographie de la Provence du comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc ... M. Achard - Tome 1 - 1787 avec approbation et privilège du Roi). En 1974, après plusieurs décennies d'abandon, le château fut restauré (suivre le lien) par le peintre britannique Hugh Ian Macgarvie-Munn qui, jusqu'à son décès en 1981, le transforma en partie en musée. C'est grâce à ses efforts, ainsi que ceux de son fils et son épouse, qu'en 1988 le château fut classé monument historique. Son nouveau propriétaire, Alain Gayral, a amélioré les collections du château tout en effectuant des restaurations minutieuses. " (WIKIPEDIA). Le château est ouvert à la visite (http://www.chateau-entrecasteaux.com/fr/). Histoire du château d'Entrecateaux : " A-t-on des nouvelles de monsieur de Lapérouse ? " |
| Flayosc, la chapelle Saint Augustin, hameau de
Sauveclare |
| flayosc.fr : "
La chapelle Saint-Augustin (ou des Saints Augustins) est une ancienne
chapelle privée qui aurait été érigée sur demande d'un notable du
quartier et qui aurait été un grand propriétaire terrien de l'époque.
On ignore la date précise de sa construction mais le portique d'entrée et l'oculus
laissent à penser que sa construction se
serait déroulée entre 1750 et 1850. La chapelle est orientée Nord-Sud et non Ouest-Est contrairement à la tradition chrétienne, probablement en raison de la configuration du terrain. L'oculus au dessus de la porte est décoré d'un vitrail " la colombe de la pais, symbole de l'Esprit-Saint ". En 1990, la chapelle est dans un état de délabrement très avancé. Le tribunal de Grance instance prend alors un arrêté de péril immédiat après l'expertise qu'il avait ordonné. La commune sous la houlette de Xavier Guerini et de Jean Peiron, rachète ses ruines. Grâce aux dons des flayoscais, au généreux mécénat de Mme Sally Bromby de la Conrad-N-Hilton-Foudation et aux efforts de l'association des amis de la chapelle Saint Augustin, les travaux de restauration commencent. En 1998, on inaugure la nouvelle chapelle dédiée à présent aux concerts et aux expositions. |
| Le chantier
mettra en évidence trois corps inhumés dont la mémoire est
perpétuée grâce à une plaque commémorative à l'entrée de la chapelle. " Sur la plaque au pied de la croix (devant la chapelle) : " Chapelle St Augustin. Edifiée au 18e siècle par la famille Vaille. Restaurée en l'an 2001 grâce aux efforts communs de la municipalité de Flayosc, le Conseil régional de la Région Provence, l'association Les amis de la chapelle St-Augustin et la Conrad N. Hilton Foundation. " |
| Mons, les
chapelles Notre-Dame-de-la-Pitié et Saint-Pierre, oratoire médiéval. |
| Mons, chapelle
Notre-Dame-de-la-Pitié, Mons, Var (France). |
| Devant la
chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié. |
| Chapelle
San-Peyre (Saint-Pierre - Riens), Mons. |
| A droite,
" oratoire médiéval de Saint-Pierre ou de Riens. En 1991, sa
restauration
fut confiée à Daniel Solakian, conseiller historique de la commune de
Mons par Alfred Rolland, maire de Mons dans le cadre d'une subvention
du Conseil général du Var par intervention de Jean-Marie Bertrand,
vice-président. Les artisans et métiers qui ont apporté leurs concours : Reni Cigolini, architecte ; maçonnerie Carbonel ; Carrière de la Péjade ; menuiserie Graille, ferronnerie R. Porre ; Daniel Solokian. " (sur la plaque d'information). |
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Montauroux,
chapelle Saint Barthélémy
A droite, la chapelle St Barthelemy - 1638 - elle a été construite à la demande des Pénitents blancs, tenus de quitter l'église à la contre-réforme. Ils étaient prédisposés aux enterrements des indigents ou des personnes sans famille, voilà pourquoi l'accès principale donnait directement sur le cimetière. Construite sur l'emplacement " d'une vieille masure, dans la forteresse avec les pierres de celle-ci, son premier propriétaire fut Henri-Emmanuelle Poulle. Salle publique de réunions pendant la Révolution, grenier à foin, bergerie pendant les guerres de l'Empire, elle fut de nouveau affectée au culte au début du XIXème siècle. |

| Plus proche de
nous, elle a appartenu à Christian Dior, qui
possédait une grande propriété dans la plaine de Montauroux de 1950 à
1957. Il fit don de la chapelle à la commune en 1953 à condition que
celle-ci l'entretienne et la restaure. Au premier plan, une aire de battage, l'iéreto (=l'aire) a été nivelé entre 1825-1826 et servit longtemps d'aire de battage pour le blé suite à l'ouverture d'une porte latérale dans les remparts de la forteresse. |

| Ci-dessous, ce cimetière devenu trop petit, on en construit un nouveau à la sortie du village vers 1900. Remarquez la tombe d'un franc-maçon. |
| Salernes, chapelle Saint Barthélémy |
| " La Brasque,
qui vient d'Aups, traverse, à une petite distance au dessus de
Salernes, le vallon Saint-Barthélémy, l'un des plus pittoresques du
département du Var. Ce vallon n'a dans sa plus grande largeur qu'un jet de pierre et il se rétrécit quelque fois de plus des deux tiers. Sa direction n'offre que des sinuosités pareilles à celles d'un serpent qui s'enfuit ... Le fond de la vallée est tapissée d'un joli gazon. De temps en temps on traverse le ruisseau qui s'enfuit paisiblement sous les voûtes de verdure ... A peu près au centre du vallon, la petite chapelle de Saint Barthélémy, restaurée, se présente agréablement. " (Itinéraire général de la France : Provence, Alpes maritimes, Corse - Adolphe Laurent Joanne - 1881). |
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| " Placée sur une
sorte de petit
calvaire de rocher, elle ressemble à un autel élevé au fond d'un vaste
sanctuaire. " (Itinéraire général de la France : Provence, Alpes
maritimes, Corse - Adolphe Laurent Joanne - 1881). |
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Villecroze,
chapelle Saint Victor, ancien prieuré, ancienne église paroissiale
Sainte-Marie
XVII-XVIIIe siècle. " Villecrose (avec un S) On ne découvre ce village, en descendant de Tourtou (sans R), que quand on en est à deux pas, parce qu'il est situé au pied de la colline de Tourtou, vers le midy. Il renferme sept cens communiants, sous un vicaire et deux secondaires. Saint Romain en est le patron au 9 d'août ; quoique la veille de Saint Laurent, on n'y jeûne point ce jour-là : mais on prévient le jeûne par la permission de M. de Fleury. La titulaire de l'église est Notre-Dame de Pitié, qui est éloignée du village, vers le midy, d'une manière très-incommode aux prêtres et au peuple ; aussi on n'y dit la messe que les dimanches et fêtes. Elle est voûtée à la victorine, c'est-à-dire comme une cave obscure et sans ornements. Il y a une nef au côté de l'évangile, et avec cela elle est trop petite pour le nombre d'habitants, et assez mal entretenue ; je la crois du XIIe siècle. J'y lus une inscription sur un tombeau daté de l'an 1270, directement sous le marchepied du maître-autel, où est enterré un religieux de Saint-Victor. " ... |

| "
Quoique cette église soit si ancienne, elle n'a cependant été consacrée
que quatre siècles après sa construction, ainsi qu'on lit sur le mur du
sanctuaire, au côté de l'évangile, en langue provençale : L'an 1530
et lo 17 de Nov. es estado consacra do la présento gliso p. lu S. B.
Carles evesqué comezor de Mousou de Fréjouis. François des Ursins,
cardinal , étoit alors évèque de Fréjus. Près de cette église on voit les ruines d'un bâtiment que je crois être celles du monastère de Villacrosa, dont il est parlé dans la bulle de Paschal II. En effet, l'abbaye de Saint-Victor a la seigneurie et la dîme de Villecrose. M. le vicaire est logé dans le château, où les religieux, qui desservoient la paroisse autrefois, faisaient leur demeure. Le pays est beau et bon, en plaine. On célèbre la messe dans la chapelle des pénitents dans le village les jours ouvriers. " ... |

| " On
remarque au nord-ouest de ce lieu un ruisseau, qui
se précipite d'un rocher escarpé, sur lequel on voit une chapelle (à droite) et
des débris de bâtiments, et ensuite des cavernes et des voûtes où sont
les congelaisons surprenantes de pierres de tuf, dont les creux sont
remplis mais qui tintent et semblent gelées, aussi dures que le marbre.
Il y a quatre piliers qui sont remarquables. Les curieux peuvent aller
voir cet ouvrage surprenant. " (Description historique du diocèse de
Fréjus - M. J-F Girardin et J Antelmy - éd 1872). A droite, chapelle du Prieuré Notre-Dame-des-Anges. Ce prieuré est aujourd'hui confié aux Sœurs apostoliques de la communauté Saint-Jean. La congrégation des sœurs apostoliques de Saint-Jean est un institut religieux, d’esprit monastique, à finalité apostolique. Dans le Var, elles sont situées à Brignoles et à Villecroze. (frejustoulon.fr/diocese). |
![]() |
| Vins sur Caramy, chapelle Saint Vincent |

| La chapelle Saint Vincent (restaurée au XVI siècle) est dédiée à Saint Vincent qui sauva les habitants de la soif et préserva la commune de la sécheresse. Autrefois, les habitants montaient pieds nus jusqu'à la chapelle pour remercier le Saint. Le pèlerinage à la chapelle se fait toujours le 6 mai de chaque année, mais l'on n'y monte pas pieds nus. (Extrait du site de la commune de Vins sur Caramy). |
| Vins
sur Caramy, chapelle Saint Christophe |
| Vins
sur Caramy : le calvaire et la chapelle St Christophe. Extrait du site
de la commune de Vins sur Caramy : De style romane, logis d'une
commanderie templière qui passa ensuite aux mains des hospitaliers.
Pourquoi Saint Christophe ? Au dire des anciens, St Christophe devait
protéger les voyageurs passant par ce lieu mal fréquenté ! La chapelle
a été rénovée en 1993 par des bénévoles. Après la messe de la Saint
Christophe (en juillet) le Prêtre bénit les automobilistes et leurs
véhicules. À cette occasion, les Vinsois revêtent le costume provençal. |
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