Chemin privé !
Des charbonnières en Provence.
« La foi du charbonnier », dit la sagesse populaire. C’est celle de l’homme simple à dur métier : cuire le bois en forêt pour en obtenir la braise. Cela ne laisse pas de loisir pour la théologie, mais élève la prière pour soulager la vie peineuse.
(En avant : bulletin hebdomadaire de l'Armée du Salut - 04/01/1964)

Une importance historique - et actuelle - méconnue. Si le charbon de bois fait aujourd'hui le bonheur des amateurs de barbecues, il fait aussi le malheur de certaines régions, notamment en Afrique, où son trafic alimente terrorisme et pègre locale. En France, les charbonnières ont longtemps été des mangeuses de forêts alimentant forges, verreries, foyers et fours en charbon de bois, seule matière première connue depuis des siècles. Au cours de vos balades, vous rencontrerez le plus souvent les cabanes de charbonniers et moins les charbonnières, en effet, leur procédé de fabrication ancestrale ne nécessitait que des matières (bois et terre) aujourd'hui dispersées.

Autrefois, les usages du charbon de bois ne se limitaient pas au simple emploi comme combustible, il servait également à la conservation, la filtration (pour purifier l'eau par exemple), en chimie (absorbeur de gaz, utile pour les pompes), fertilisant pour les terres, il était également un composant de la poudre à canon ou de matière réfractaire ; les fumées servaient à la production d'encre d'imprimerie, d'encre de Chine, du cirage, de crayons à dessin et de certaines couleurs noires.


 
    Ci dessus " Illustrations des exploitations des bois - auteur B-L Prévost ; dessins et gravures H-L Duhamel du Monceau ; éd : 1764.

" On constate en particulier que, jusqu'au milieu du XIXe siècle, le travail en forêt est le fait de gagne-petit, de paysans sans terre ou d'artisans (forgerons, maréchaux-ferrants, potiers, etc.) qui exploitent le bois à la morte-saison en fonction de leur propre activité ou des besoins de l'industrie locale. " (" Charbonniers, le métier du diable ? " - Danielle Musset - paru dans "Migrance, marges et métiers").

En 1880 : " Cette fabrication est très-importante dans certaines parties de la France : le charbon de bois circule en masses considérables sur nos rivières, nos canaux et nos chemins de fer. La France en produit de grandes quantités, mais pas assez pour sa consommation, puisque la Belgique, l'Allemagne et l'Italie nous en envoient chaque année plus de 100 000 mètres cubes.

A Paris, qui est la ville de France où le commerce de charbon de bois s'effectue sur la plus grande échelle, cette marchandise arrive principalement des ports de la Loire, de l'Allier, de la Marne, de l'Yonne, de la Seine, des canaux d'Orléans et de Briare. Le Midi concourt aussi à la fabrication de ce produit, ainsi que plusieurs points des départements du Nord et de la Normandie. " (La France industrielle, ou Description des industries françaises (3e édition), Paul Poiré - 1880).


Illustration de droite : Une charbonnière au XVIIIe siècle
(Encyclopédie Diderot et d'Alembert).

charbonniere provence meule charbon de bois var
Le procédé ancestral est ici parfaitement illustré, ci-dessus avec une charbonnière reconstituée au Conservatoire variétal de l'olivier à la Valette du Var, et ci-contre, une coupe transversale montrant l'agencement du bois recouvert de terre avant sa mise en combustion. Cette dernière pouvait durer jusqu'à trois semaines en fonction de la qualité du bois qui ne devait jamais s'enflammer demandant donc une surveillance permanente.

En 1837, " DES BOIS TAILLIS ET DE LEUR CULTURE EN PROVENCE OU DÉPARTEMENT DU VAR. Les bois taillis sont, dans le département du Var, l'objet d'une culture aussi soignée, aussi intelligente que celle de tous les autres produits. Le chêne vert est l'essence de bois qui domine dans ces taillis qui sont soumis à un aménagement de dix-huit ans. L'époque de la coupe est fixée au moment où la sève se met en mouvement ; elle finit à la fin du mois de juin : la coupe du bois se fait toujours à prix fait. On coupe le bois avec une hache, le plus bas possible et entre deux terres. ...

Illustration de droite : Economie rustique, charbon de bois,
Encyclopédie Diderot et d'Alembert (XVIIIe s.)
... Les deux produits principaux du taillis de chêne vert sont l'écorce et le charbon. A mesure que le bois est coupé on le charrie aux charbonnières qui sont de petites clairières rondes de huit mètres de diamètre: leur place est invariable. A mesure qu'on apporte les fagots, l'écorce est séparée du bois par des femmes et des enfants ; l'écorce est mise à part, et le bois jeté dans la charbonnière dirigée par les hommes. " (Journal d'agriculture, sciences, lettres et arts, 1837) ...
charbonnière maison des 4 freres le beausset
2 charbonnières à la " Maison des 4 frères " au Beausset. Le four de la vignette est dit de type Magnien (explications infra).

Mais revenons en 1837, dans le Var : " Ce charbon est vendu sur place 6 fr. le quintal métrique ; il est revendu 10 fr. au plus à Marseille. Les frais d'exploitation sont de 2 fr. 5o cent, au plus par quintal métrique, ce qui laisse pour la part du propriétaire 3 fr. 50 cent. On distingue deux espèces d'écorce, l'écorce blanche et l'écorce noire : celle-ci provient du pied de l'arbre ; l'autre, de la partie supérieure. L'écorce noire sert à tanner les grosses peaux ; la blanche sert à tanner les peaux de mégisserie. L'écorce noire vaut 10 fr. le quintal métrique ; l'écorce blanche ne vaut que 8 fr. le quintal métrique.

Un bois taillis, essence de chêne vert, bien aménagé, coupé à dix-huit ans, produit environ vingt-quatre quintaux métriques de charbon et seize quintaux métriques d'écorce par hectare, ce qui donne un produit moyen de, 180 fr. par an, lequel réparti sur 18 ans de croissance donne 10 fr. de revenu par année. "
cabanne charbonnier sentier chabonnieres baudinard sur verdon
" LA CABANE DU CHARBONNIER semble jouer un rôle central au sein de ce processus d’intégration. " (Des premiers bergers aux derniers charbonniers" - Ada Acovitsioti-Hameau et Philippe Hameau).


Si vous passez par Baudinard dans le Verdon, prenez le temps de parcourir " le sentier botanique des charbonnières" dont est extraite l'image ci-dessus : " Seules ses fondations (pierres sèches), marquent encore son emplacement. A chaque changement de site la cabane était démontée, le bois utilisé pour sa construction (propriété du charbonnier) étant alors vendu ou troqué.

Une règle absolue dès qu'on parle de four : maîtriser la combustion ! La transformation du bois en carbone (carbonisation) doit impérativement se faire en atmosphère contrôlée en l'absence d'oxygène afin de retirer l'humidité et les matières volatiles du bois. Ne restera alors que le carbone et son pouvoir calorifique démultiplié par l'absence de flamme lors de la combustion (pas de dispersion de la chaleur).

Cabane de charbonnier ?
meule charbon de bois
Et maintenant petit cours pour jeunes filles !?

Extrait de : " Leçons élémentaires de chimie : à l'usage de l'enseignement secondaire des jeunes filles (3e, 4e et 5e années), ouvrage rédigé conformément au programme officiel de 1897 - Mlles B. Bussard et H. Dubois) :

Fabrication du charbon de bois. On fabrique le charbon de bois par deux procédés.

1° Procédé des meules. Il s'emploie dans les forêts afin d'éviter le transport du bois. On range sur une aire plane des morceaux de bois serrés tout autour d'une sorte de cheminée formée par des bûches verticales. On couvre la meule (voir ci-dessous) de mousse et de terre, pour empêcher l'accès de l'air. On jette dans la cheminée des branchages allumés. Le bois brûle incomplètement, la combustion gagne de l'intérieur à l'extérieur. La fumée, d'abord épaisse et noire, devient claire et bleuâtre, quand la transformation du bois en charbon est terminée au centre. A ce moment, on bouche la cheminée et on débouche les évents, ouvertures qu'on avait ménagées à la partie inférieure de la meule. On arrête encore l'opération quand la fumée qui sort des évents est bleuâtre ; on bouche ces derniers et on laisse refroidir. Ce procédé est peu coûteux, mais il ne donne que 17 à 18 p. 100 de charbon. De plus, on perd des produits volatils tels que les goudrons, l'esprit de bois, le vinaigre de bois.

2° Procédé des cornues. Dans le procédé des cornues, on recueille, au contraire, tous les produits volatils et le rendement en charbon est d'environ 27 p. 100. Malgré ces avantages, ce procédé est moins économique que le précédent. Le bois est chauffé dans une cornue fermée ; les gaz dégagés sont amenés par un tube dans un récipient refroidi où ils se condensent en partie.
BRAISE. La braise est une variété de charbon de bois qui provient des branchages employés pour chauffer les fours des boulangers Comme elle a été produite à haute température, elle conduit bien l'électricité, et on l'emploie pour mettre les tiges des paratonnerres en communication avec le sol.

NOIR DE FUMEE. On appelle noir de fumée les particules de charbon que les flammes tiennent en suspension et auxquelles elles doivent leur pouvoir éclairant. Ce charbon se dépose, en une poudre très fine, sur les verres de lampe, les fumivores, etc., qu'il noircit ; il forme la suie des cheminées. On l'obtient toutes les fois que des substances combustibles, riches en carbone, telles que les huiles, les résines, les essences, brûlent incomplètement. Ecrasons avec une soucoupe ou un papier fort la flamme d'une bougie, il se fait un dépôt abondant de noir de fumée.

Dans l'industrie, on prépare le noir de fumée en brûlant des résines dans un espace restreint» La fumée épaisse qui se dégage passe dans une vaste chambre cylindrique tendue de toile, et dont le toit, de forme conique, présente une ouverture pour la sortie des gaz dus à la combustion. Le noir de fumée se dépose sur les toiles et on le fait tomber au moyen d'un cône mobile engagé dans la toiture et dont le bord inférieur s'applique exactement contre la paroi de la chambre.

Le noir de fumée est employé pour la fabrication de l'encre d'imprimerie, de l'encre dite de Chine, du cirage, des crayons à dessin et de certaines couleurs noires. "
Les Charbonniers d'Heinrich Gross, peintre vosgien.

1869 - CHARBONNIER. " Celui, celle qui fait ou vend du charbon. Être noir comme un charbonnier. A Paris, les charbonniers au détail sont presque tous Auvergnats. Les charbonniers des forêts se construisent des huttes de branchages et de terre à proximité de leurs travaux, et vivent un peu à la manière des sauvages. Mercier parle, dans son Tableau de Paris, du privilège que les charbonniers de cette ville avaient, avec les poissardes, de venir présenter à la cour leurs félicitations et leurs harangues lors des mariages ou des naissances des princes. Aux représentations gratuites des théâtres, ils occupaient aussi, avec les dames de la Halle, aussi grandes loges de l'avant-scène dites du roi et de la reine. " (Nouveau dictionnaire universel - Maurice Lachâtre - 1869).

1866-1877 - LA FOI DU CHARBONNIER. " On entend par ces mots une foi simple et naïve, qui croit sans examen. On donne pour origine à cette locution le conte suivant. Le diable, déguisé en ermite, d'autres disent en docteur de Sorbonne, entra un jour dans la cabane d'un charbonnier, et lui dit pour le tenter Que crois-tu ? Je crois ce que croit la sainte Eglise. Et que croit la sainte Eglise ? Elle croit ce que je crois. Notre homme se renferma dans ses réponses sans vouloir en sortir, et l'esprit malin, voyant échouer toutes ses ruses, fut obligé de renoncer à son projet. Un auteur ajoute que c'était sans doute quelque jeune diable, qui n'était pas des plus fins ; autrement il aurait fort embarrassé le charbonnier en lui posant ainsi la question « Que croyez-vous, toi et la sainte Eglise? » On fait de fréquentes allusions à la foi du charbonnier. " (Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. P. Larousse - 1866).

Les illustrateurs n'étaient pas tendres avec les charbonniers, ici opposition noir/blanc - estampe de H David (XVIIe siècle) : "Jamais Meusnier et Charbonnier ne s'accordèrent en leur mestier " - au centre : " Ces deux ne sont pas bien d'accord. L'un aime le charbon, l'autre la farine. Ils ne finissent point cet ennuyeux discours s'ils ne sont pas condamnés par pinte ou par chopine " !

four charbon de bois charbonniere provence
Baudinard-sur-Verdon - Sentier des Charbonnières (Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres)

Le four à charbon de bois de type Magnien a été développé entre les deux guerres. Les producteurs de charbon de bois recherchaient un appareil mobile, d'une conduite facile et demandant moins de technicité que la meule traditionnelle. Le cycle de carbonisation était rapide : en moyenne 48 heures pour 8 m3. L'élément bas cylindrique était préalablement installé sur un bourrelet de terre, dans lequel, seront pratiqués les cheminées d'évacuation de gaz et les entrées d'air. Les éléments étaient ensuite chargés en bois rangés horizontalement, tout en laissant le centre de la meule libre. Ceci permettait le chargement en braise et petit bois lors de l'allumage. Rendement estimé : entre 20 et 25% du poids de bois.
Economie Rustique, Charbon de bois - les outils :

1. Serpe.
2. Hoyau ou pioche.
3. Pelle. F, le manche.
4. Herque ou râteau de fer C D.
5. Coignée.
6. Faulx.
7. Rabot.
8. Tariere.
9. Crochet G.
10. La voiture à charbon.
11. La brouette.
(Encyclopédie Diderot et d'Alembert)

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" J'ai pas de maison moi. Je suis bouscatier "
(La femme du boulanger - Jean Giono).
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Siou mounte se rejougne un simple bouscatier ;
Siou mounte vent dourmir un nègre carbounier ...
(Logogripho - A. Richier)

Bouscas, buscarle, bouscardier, bousquatier, Bouscasso, bouscarot ... Tous ces mots vous évoquent un nom, un lieu-dit, une ville ...

Le bouscatier, bouscadier, bouscassé, bousquilhou ..., était le bucheron, communément associé au charbonnier puisqu'il pouvait être les deux.


charbonniere huveaune nans les pins ampus charbonniere
D'autres fours à charbon de bois : le long de l'Huveaune (Ste Baume) et à Ampus.

Et toujours en 1837 " Les petites branches qui restent après qu'on a enlevé les grosses tiges sont mises en fagots que l'on emploie à chauffer les fours des boulangeries ou ceux des fabriques de poterie.

L'année qui suit la coupe du taillis est habituellement employée a leur défrichement ; on y consacre plus particulièrement les plateaux qui sont sur le sommet des collines. On défonce le terrain à la bêche, en évitant d'endommager les souches des arbres, ou bien on donne un fort écobuage. Le blé mis sur ce défrichement produit de 10 à 15 pour un ; le propriétaire a le quart de la récolte. On sème ainsi trois ans de suite, et à-la quatrième année on cesse la culture du taillis dont les touffes commencent a grandir. Trois ans après, on permet l'entrée des taillis aux moutons, moyennant une redevance de 1 fr. 50 cent, par hectare. "

UN CHARBONNIER EST MAÎTRE CHEZ LUI.

" Blaise de Montluc dans ses commentaires rapporte l'historiette suivante. François 1er s'étant égaré à la chasse, entra vers les neuf heures du soir dans la cabane d'un charbonnier ; le mari était absent, il ne trouva que la femme accroupie auprès du feu ; c'était en hiver et il avait plu. Il demanda une retraite pour la nuit et à souper.
L'un et l'autre lui furent accordés, mais à l'égard du souper, il fallut attendre le retour du mari ; et en attendant le roi se chauffa assis sur une mauvaise chaise, qui était la seule qu'il y eût dans la maison. Vers les dix heures arrive le charbonnier, las de son travail, fort affamé et tout mouillé ; le compliment d'entrée ne fut pas long ; la femme exposa la chose à son mari et pour tout fut dit.

Mais à peine le charbonnier eut-il salué son hôte, et secoué son chapeau tout trempé, que prenant la place la plus commode, et le siège que le roi occupait, il lui dit « Monsieur, je prends votre place, parce que c'est elle où je me mets toujours, et cette chaise parce qu'elle est à moi. Or, et par droit et raison, chacun est maître en sa maison. » François applaudit au proverbe, et se plaça ailleurs sur une sellette de bois.

On soupa, on régla les affaires du royaume, on se plaignit des impôts. Le charbonnier voulait qu'on les supprimât ; François eut de la peine à lui faire entendre raison « A la bonne heure donc, dit le charbonnier, Je vous crois honnête homme, et je pense que vous ne me perdez pas.

J'ai là un morceau de sanglier  qui en vaut bien un autre ; mangeons le : mais surtout bouche close ». François promit tout, mangea avec appétit, se coucha sur des feuilles, et dormit bien. Le lendemain il se fit connaître , paya son hôte, et lui permit la chasse. C'est cette historiette que l'on peut rapporter l'origine de cette façon de parler " Un charbonnier est maître chez lui ". (Dictionnaire des hommes illustres - Abraham Fabert - 1768).

Illustration : Le chapitre des interprétations. Le charbonnier aime (être maître) chez lui. Chache peux ; mais il aime encore mieux être chez le marchand de vin, pas vrai Chabriac. (Honoré Daumier - 1843).

charbonniere correns
Charbonnière à Correns.

" Il avait été entendu tout de suite que je passerais la nuit là ; le village le plus proche était encore à plus d'une journée et demie de marche. Et, au surplus, je connaissais parfaitement le caractère des rares villages de cette région. Il y en a quatre ou cinq dispersés loin les uns des autres sur les flans de ces hauteurs, dans les taillis de chênes blancs à la toute extrémité des routes carrossables. Ils sont habités par des bûcherons qui font du charbon de bois. Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit.

Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.  " (L'homme qui plantait des arbres - Jean Giono).

En savoir plus :
- " Charbonniers, le métier du diable ? " de Danielle Musset, paru dans " Migrance, marges et métiers " - Le Monde alpin et rhodanien, revue régionale d’ethnologie et " De mémoire de charbonnier " paru aux éditions " Les Alpes de Lumières ".
- " Des premiers bergers aux derniers charbonniers ", ASER du Centre-Var, par Ada Acovitsioti-Hameau et Philippe Hameau.

Notre article s'achève ... " Pour franchir ce désert montagneux, coupé de ravins et hérissé de sommets abruptes, nous avons été guidés par quelques charbonniers, seuls habitants de ces solitudes. " (Histoire de Toulon, 1891).

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