Chemin privé !
Stèles, monuments, Résistance dans le Var - 3

  " Sans cette cérémonie, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ... " (André Malraux)

Vous écoutez le discours prononcé par André Malraux (ministre d’État chargé des Affaires culturelles) le 19 décembre 1964 à l'occasion du transfert des cendres du préfet (et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale) Jean Moulin qui reposait jusqu'alors au cimetière du Père-Lachaise. Comme le veut le protocole, le discours est adressé à Charles de Gaulle, alors président de la République.
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EVENOS, le lieutenant de vaisseau Louis REVEL (1916 - 1944),
le matelot Jacques ROUX (1924 - 1944).

Un grand merci à Marcel, Henri, Pierre, et, tout particulièrement à Emmanuel Dissais, qui entretiennent l'indispensable devoir de mémoire et m'ont aidé à reconstruire cette émouvante histoire.

Il y a plus de dix ans, en randonnant sur le Croupatier, plateau de l'est toulonnais, sous le Baou des 4 Oures, je m'étais étonné de découvrir une tombe isolée mentionnant : " EV Louis Revel, mort pour le France, 21 août 1944 ". M'interrogeant sur ce triste destin, la présence d'un corps (?), je laissai une question sur mon site, appelant toute personne à me renseigner sur l'histoire de cet homme.
enseigne de vaisseau louis revel
La stèle du lieutenant de vaisseau Louis Revel, sur le plateau du Croupatier, commune d'Evenos.
Quelques mois plus tard, je recevai ...

De Marcel : " Le LV Louis REVEL a été tué lors d'une escarmouche le 21 août 1944, date de libération de la commune d'Evenos. Officier des Marins Pompiers de Toulon (commandant la 3ème compagnie) il venait de prendre des instructions et de l'armement à l'Etat Major des troupes de libération au REVEST et regagnait Toulon en passant par le Croupatier pour éviter les allemands présent dans les quartiers nord de Toulon. En cours de route ses hommes et lui eurent un accrochage avec dres allemands et se dispersèrent. REVEL continua sa progression avec un de ses hommes vers le Croupatier où était posté un groupe de tiralleurs algériens. Ces derniers alertés par les tirs accueillirent les deux marins français par un feu nourri croyant avoir à faire avec des ennemis. Louis REVEL fut mortellement touché au cours de cette méprise et la stéle du Croupatier marque l'endroit où il fut provisoirement inhumé. Aujourd'hui il repose au carré militaite du cimetière de Lagoubran à l'ouest de Toulon. Il avait 28 ans et déjà un passé glorieux. Il s'était notamment opposé à l'entrée des troupes allemandes dans l'arsenal de Toulon au cours du sabordage de la Flotte. La stéle, où vient se recueillir sa famille chaque année, est aujourd'hui entretenue par les Marins Pompiers de Toulon. "

Henri : " Une cérémonie à laquelle j'ai participé s'est déroulée le samedi 30 juin au Croupatier à la mémoire du LV REVEL. Il semblerait que l'enseigne de vaisseau REVEL, pompier, et 8 de ses hommes ont traversé les lignes allemandes pour rejoindre les alliés sur le plateau du croupatier. Au cours de l'ascension, ils ont eu des escarmouches avec les allemands. La compagnie de pompiers s'est disloquée. L'EV REVEL et un de ses hommes ont continué pendant que les autres faisaient demi-tour. Ils auraient tués 2 allemands en cours de route (enterrés à la gipière). Malheureusement, dans la nuit, en arrivant sur la plateau, les tirailleurs marocains les ont confondus avec les allemands et ont fait feu. L'EV REVEL a été tué et son camarade blessé. C'était le 21 août 1944, la veille de la libération de Toulon. "
Et quelques années plus tard ...
Emmanuel Dissais, qui entretient un devoir de mémoire au profit des hommes morts pour la France, me transmettait de précieuses informations et me proposait une improbable série de photographies d'époque. Comme je savais désormais le LV Louis Revel reposant au Carré Militaire du cimetière de Lagoubran à Toulon, je m'y rendai pour enrichir cette reconnaissance.
revel 1944
Le LV Louis Revel était né le 09 février 1916 à Roanne, département de la Loire. Il avait été admis à l'Ecole Navale qui forme le officiers de carrière de la Marine nationale en 1936, promu enseigne de vaisseau de 2ème classe en 1938, enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er janvier 1940, il fut élevé au grade de lieutenant de vaisseau à titre posthume le 20 août 1944.
enseigne de vaisseau louis revel marin pompier
Près de 60 ans séparent ces photos. La croix a été changée mais la plaque sommairement gravée et bien que fendillée est toujours là. Cette dernière mentionne le grade d'enseigne de vaisseau alors que l'actuelle (voir infra) le désigne lieutenant de vaisseau. 

Par ailleurs, le lieutenant de vaisseau Louis Revel a été cité à l'ordre du Corps d'armée avec Croix de guerre et Etoile de vermeil :  " Modèle d'esprit militaire, s'est porté, le 21 août 1944, avec un groupe d'hommes, au devant des troupes d'investissement dans la région de Toulon pour y établir le contact avec un bataillon du 3e RTA. A été tué au cours d'une escarmouche, alors qu'il rejoignait les lignes françaises. " (décision n°111 E.M.G./3 du 15 novembre 1944).
enseigne de vaisseau louis revel croupatier
Le LV Louis Revel reposa un temps à ... (endroit ?) aux côtés de (?) avant de rejoindre le Carré Militaire du cimetière de Lagoubran. Emmanuel Dissais pense que l'inhumation provisoire a eu lieu au Revest les Eaux.
Si quelqu'un connait - reconnait - cet endroit, vous pouvez m'écrire grâce au formulaire en bas de page.
tombe revel evenos le revest
Les tombes de Jacques Roux et Louis Revel.

La tombe du LV Louis Revel est à droite. Remarquez la plaque au pied de la croix, elle mentionne " Le groupe Chaffois, à son chef regretté, en témoignage d'admiration ". Elle orne toujours la tombe du marin pompier, voir ci-après.

" Une énigme sur le compagnon d'infortune qui repose aux côtés du LV Louis Revel, le travail d'agrandissement ne suffit pas à lire correctement le nom gravé sur la croix, peut-être "Roux" ou "Dour", ou "Bour" Là aussi, j'avais laissé cette question en suspens sur le site en espérant un jour une réponse. Quand ...
Emmanuel Dissais, opiniâtre, me transmettait quelques jours plus tard : " j'ai identifié le 2ème soldat : il s'agit de Jacques (Ovide Hilarion) ROUX, Mort pour la France le 22-08-1944 (Le Revest les Eaux, 83 - Var), Né le 26-04-1924 à Uzès (Gard) - carrière/statut : militaire - Marine - Grade : matelot radiotélégraphiste - unité : bataillon des marins pompiers (BMP) de Toulon. Mention Mort pour la France. Cause du décès tué au cours de la libération de Toulon. Effectivement, son nom figure sur le monument aux morts d'Uzes, photo ci-contre (colonne de droite, 10ème nom).

Si vous revenez au récit d'Henri un peu plus haut vous pourrez lire "
l'EV REVEL a été tué et son camarade blessé " peut-être s'agissait-il déjà du matelot Roux, mort de ses blessures (?) le 22 août ...


Photo geneanet.org
carre militaire cimetiere lagoubran toulon
Le Carré Militaire du cimetière de Lagoubran à Toulon.
tombe lv louis revel cimetiere lagoubran toulon
La tombe du LV Louis Revel. Derrière le bouquet, couchée sur le gravier, la plaque que nous avons pu observer plus haut et qui ornait déjà la sépulture : " Le groupe Chaffois, à son chef regretté, en témoignage d'admiration ", voir la photo ci-dessous à droite.
tombe lv louis revel cimetiere toulon carre militaire groupe chaffois tombe lv louis revel
Je souhaiterais compléter cette page par quelques informations sur le groupe Chaffois car je ne possède aucune information sur celui-ci, je vous propose donc de m'écrire grâce au formulaire en bas de page et vous remercie par avance.
ancien carre militaire cimetiere toulon luois revel
Le Carré Militaire (cimetière de Lagoubran ?) avant sa restauration. Le LV Louis Revel repose, comme aujourd'hui, aux cotés de Jean Heim, adjudant au 411ème BA (1913-1942).

Si quelqu'un peut me confirmer qu'il s'agit déjà du Carré Militaire du cimetière de Lagoubran (m'écrire grâce au formulaire en bas de cette page) ?
Evenos
En passant par Evenos je retrouvai un autre hommage au LV Louis Revel sur le monument aux morts du village : "Lt de vaisseau Louis Revel mort pour la France le 21/08/44 à l'âge de 28 ans lors des opérations de libération d'Evenos".
Deux autres noms figurent sur ce monument :

- " BONIFAY Léonce, 114ème d'infanterie mort pour la France le 18 juin 1915 ".
Le ministère de la défense entretient la mémoire des 1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention "Mort pour la France". Il met pour cela à disposition du public une base de données intitulée "Mémoires des hommes" comprenant de nombreux documents numérisés issues des fonds d’archives et de différentes collections.
Cette base de données présente notamment les fiches individuelles numérisées de militaires décédés au cours de la Première Guerre Mondiale et ayant obtenu la mention "Morts pour la France" ; dont celle de Léonce BONIFAY (image de droite).
On apprend ainsi que Léonce Bonifay était né le 28 juin 1874 à Evenos, soldat, matricule 2085, classe 1894, recruté à Toulon, mort de ses blessures de guerre à l'hôpital militaire d'Abeville le 18 juin 1915.
Je me rappelle alors Marcel Pagnol qui, évoquant son ami Lili, avait écrit "... et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms ..."

- André MAGNIEM. " Ici est mort pour la France Magniem André, maréchal des logis au 7ème RCA le 21/08/44 à l'âge de 23 ans ". Il était né le 20-12-1921 à Toulon.

Après le débarquement de Provence les troupes alliées foncent sur Toulon, elles passeront notamment par Evenos où le fort Pipaudon est tenu par les Allemands. La place forte bombardée dès le 17 août 1944 ne tombera finalement que cinq jours plus tard, le 22 à 18h30, "assommées par d’incessants tirs d’artillerie". Sainte-Anne est libérée le 21 août par le 4ème escadron de Spahis qui arrive du Beausset. Le 7ème RCA (Régiment de Chasseurs d'Afrique) peut partir à l'assaut d'Evenos et de sa forteresse. Les chars avancent, mais "alors qu’ils se trouvent devant le monument aux morts des obus tirés du Gros Cerveau s’abattent sur eux. André Magniem, chef du char TD (Tank Destroyer) Dragon 2, est tué. Il venait de quitter sa tourelle pour examiner la situation". (source mairie.evenos.free.fr/doc2010/ presse/revel.pdf - M.B.L.).

"C'était un chic type" dira de lui Lucien Lozza, pilote du char. Passage obligé par le site www.chars-français.net pour lire un article sur A. Magnien et l'évènement tragique du 21 août.

Interrogation orthographique : le monument aux morts d'Evenos orthographie Magniem, avec un "M" alors que les sites "Mémoire des hommes" et "Chars-français" l'écrivent avec un "N" ?


De gauche à droite Jean CASTERAN – André MAGNIEN – Henri MARTINEZ – Marcel VALENTE – Lucien LOZZA
(http://www.chars-francais.net)

A droite, le monument aux morts d'Evenos au sortir de la guerre. Il y manquait la plaque rendant hommage au LV Louis Revel.



La reconstruction de ces histoires s'achève ici, elle laisse encore quelques interrogations qui trouveront peut-être des réponses dans les prochains mois :
  • Jacques Roux était-il avec Louis Revel le 21 août 1944, décédé le 22 des suites de ses blessures ?
  • Magnien avec un "M" ou un "N" ?
  • où le LV Revel a-t-il été inhumé provisoirement après avoir été tué ?
  • la photo du premier Carré Militaire a-t-elle été prise au cimetière de Lagoubran ?
  • activité du groupe Chaffois ?

LA MARINE NATIONALE ET LE LV LOUIS REVEL

Extrait du magasine "Cols Bleus", hebdomadaire de la marine nationale, édition du 24/12/2004 : " La stèle oubliée d'Évenos."

Il y a quelques mois, en sillonnant les chemins du Croupatier, un chasseur de Six-Fours découvre une stèle cachée par un bosquet. Il s'agit
de celle élevée à la mémoire de l'EV Louis Revel, tué le 21 août 1944, jour de la libération d'Évenos. L'information parvient au président
des anciens combattants d' Évenos, Marcel Leguay qui entreprend des recherches. Pendant les premières années de l'Occupation, l'EV Revel demeure en situation d'activité sur les bâtiments de la Marine à Toulon.

En 1942, il prend une part active au sabordage de la flotte et rejoint aussitôt les rangs de la Résistance, puis ceux des FFI qui préparent le Débarquement. Quand il se produit, Louis Revel se met au service des troupes alliées dès qu'elles arrivent au contact. Le jour du drame, avec ses hommes, il devait être en position d'observation sur les hauteurs du Croupatier et a probablement été atteint par des tirs de l'artillerie allemande. Il a été élevé au grade de lieutenant de vaisseau à titre posthume. Lors des cérémonies marquant le 60" anniversaire de la libération d'Évenos, les personnalités civiles et militaires se sont rendues pour la première fois devant cette stèle pour rendre un vibrant hommage à l'officier disparu. La plaque à la mémoire de ce valeureux marin, scellée au fronton du monument aux morts sur l'initiative des anciens combattants d'Évenos, a été inaugurée au cours de la cérémonie."


Extrait du magasine "Cols Bleus", hebdomadaire de la marine nationale, édition du 25/07/2009 : " Evenos rend hommage aux marins-pompiers de Toulon. Évenos et le marins-pompiers de Toulon scellent leur parrainage".

La ville d'Évenos a accueilli, dimanche 28 juin, une délégation de la compagnie de marins-pompiers de Toulon afin de sceller le parrainage qui les unit. Des liens très étroits ont en effet déjà été tissés depuis de nombreuses années autour d'un nom : Louis Revel. Officier en second
de la compagnie des marins-pompiers de Toulon, Louis Revel commandait une section de résistants lorsqu'il fut abattu sur la commune d'Évenos le 28 août 1944. Le corps de ce héros de la résistance a été enterré sur place avant d'être déplacé dans le carré militaire du cimetière de Toulon quelques années plus tard.
Une stèle marque l'endroit de sa première sépulture et son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune.

Depuis plusieurs années les marins-pompiers se sont engagés, en collaboration avec la mairie d'Évenos, à entretenir cette stèle et à assister
chaque année aux cérémonies de libération de la Provence. " ...

... " Ensuite, sous l'égide de M. Moukbirian, délégué général de l'association des villes marraines, et en présence du CV Wilz, représentant le préfet maritime de la Méditerranée, de nombreux élus, des représentants des associations d'anciens combattants, M. Legay, maire d'Évenos, et le CF Charenton, commandant la compagnie de marins-pompiers de Toulon, ont signé la chartre avant d'en faire la lecture et d'échanger les traditionnels cadeaux. Ainsi s'est achevée cette cérémonie, en souvenir de Louis Revel, mais aussi en celui de tous les marins-pompiers morts en service. "



LE VAL

le val resistants
Deux plaques commemoratives sont aposées sur deux pierres de meules de part et d'autre de la mairie :
  • à gauche : " Place des Martyrs, de la liberté, Pic Félix, Heraud Camille, Bagarre Louis, Fabiano Raphael ". Extrait du site "Collectifbrignoles.over-blog.fr et d'un article paru dans La Marseillaise le samedi 19 juin 2010 " : Le 27 juillet 1944, Félix Pic fut abattu sur les hauteurs du Bessillon par des soldats allemands. Il venait d'acheminer, avec plusieurs autres prisionners, les munitions nécessaires aux 1500 Allemands qui traquaient les Résistants réfugiés sur la colline varoise.
  • Le 16 juin 1944, les trois autres hommes qui rejoignaient le maquis, furent dénoncés puis arrêtés sans armes par les SS qui les exécutèrent dans un bois près de Saint-Martin de Bromes. Le charnier dans lequel gisaient 10 autres camarades était recouvert d'un simple branchage ; il fut découvert par un charretier attiré par les mauvaises odeurs qui s’en dégageaient. ..
  • à droite : " Le val, à ses libérateurs, CC1 du général Sudre, 1ère division blindée, 18 août 1944 ".


ROCBARON - SM MARCEL LE BIHAN
A Rocbaron, 2 monuments rendent hommage au SM Marcel le Bihan. Ils sont situés de part et d'autre de la route départementale 12 à la sortie de la commune de Rocbaron en direction de Puget-Ville. Le plus ancien (ci-dessous)  a très certainement été construit au bord de la route" par commodité" alors que le plus récent, à peine plus loin" marque l'endroit exact du crash de l'avion du marin.
SM Le Bihan monument Rocbaron SM Le Bihan, monument Rocbaron
Le monument le plus ancien : "A la Mémoire de second-maître aviateur Marcel le Bihan de l'escadrille AC3. Lors d'un combat aérien voyant son adversaire lui échapper, a préféré entrer en collision avec lui et l'a entraîné dans sa chute. A ainsi trouvé une mort glorieuse le 15 juin 1940. La commune de Rocbaron reconnaissante."
SM Le Bihan, monument Rocbaron Le Bihan
Le 2ème monument a été inauguré en 2000 pour le 60ème anniversaire de l'évènement : "A la mémoire du second-maître le Bihan, pilote de l'aéronavale (Cuers) qui a combattu jusqu'au suprême sacrifice le 15 juin 1940. Passant receuille toi."

Extrait du site "NETMARINE" : "Né le 23 avril 1916 à Douarnenez, Marcel, Pierre-Marie Le Bihan entra dans la marine le 1er avril 1935. Il était, en 1940, second-maître pilote d'aviation, affecté à la base de Cuers, escadrille AC 3. Le 15 juin 1940, lors d'une attaque italienne, son avion (un
Bloch 151 - ci-dessus), en flamme, tomba près de Rocbaron. Blessé et brulé, il mourut quelques heures plus tard. L'examen des débris de l'appareil permit de conclure que le second-maître Le Bihan, comme il en avait précédemment exprimé la volonté, a préféré fondre sur son adversaire et entrer en collision avec lui plutôt que de le laisser échapper. Le second-maître Le Bihan a été cité à l'Ordre de l'Armée de Mer." Deux bâtiments de la Marine nationale et la promotion 1991 de l'école de Maistrance ont porté son nom. (Merci à Michel).



LA CELLE
A la mémoire du lieutenant Robert Gorge, mort pour la France le 12 novembre 1944.

monument la celle
A la Celle, un autre pilote tombé dans les collines varoises, sur la plaque : " A la mémoire du lieutenant Gorge. Le 12 novembre 1944 à midi et demi le lieutenant Gorge de la 1ère escadrille décolle. Il reçoit l'ordre de monter à 21000 pieds. A cette altiutude, sans doute pas suite d'une panne d'inhalateur, le lieutenant Gorge disparaît. Les débris de son avion seront retrouvés le soir à 10 miles au nord de Brignoles. Profondément enfoncés dans le sol. Le corps du pilote ne pourra être dégagé. Une cérémonie très simple, deux jours plus tard, sur les lieux même de l'accident célébrera la mémoire de celui qui n'était pour tous qu'un parfait compagnon ".
accident avion la celle   lieutenat gorge
L'intérieur de la petite chapelle : portrait et débris de l'avion.

Le lieutenat Robert GORGE était né le 24 Août 1920 à Vescovato en Corse, engagé volontaire le 19.10.1938 à l'Ecole de l'Air de Salon de Provence, il est obtient son brevet de
pilote d'avion n° 28525 le 25.11.1939 et son brevet d'observateur avion n° 5077 le 06.07.1939. Nommé sous-lieutenant cadre naviguant le 02.09.1944 il rejoint l'Afrique du Nord le 19.06.1940 pour différentes affectations : Oran, Blida, Tunis, Colomb-Béchar, Kasbah Tadla, Marrakech, Mekhnès. Promu Lieutenant le 02.09.1941, il rejoint le groupe de chasse 1/5 le 21 mars 1944.
Il avait effectué près de 312 heures de vol dont 50 en vols de guerre. Cité à l'ordre de la Division Aérienne du 13.11.1944. Titulaire de la Croix de Guerre avec palme, Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume le 10.01.1945, mention " Mort pour la France " sur son acte de décès. (source http://www.aerosteles.net).

Le lieutenant Gorge pilotait un P-39 Airacobra (type s/n 44-3911), avion de chasse américain construit par Bell Aircraft Corporation. " Cet avion de conception peu orthodoxe se distinguait par son moteur peu accessible situé au milieu du fuselage et entraînant l'hélice par le biais d'un long arbre de transmission qui passait entre les jambes du pilote. Un canon calibre 37 mm tirant dans l'axe au travers du réducteur avait imposé cette configuration. Le modèle de série considérablement alourdi se révéla particulièrement décevant par son infériorité manifeste à haute altitude contre les chasseurs ennemis sur la plupart des fronts où il fut engagé, par la suite utilisé en appui au sol plutôt qu'en chasseur" (source WIKIPEDIA).



LA CELLE
 
stele resistants la celle depot d'armes
A la Celle : " Chemin des Résistants. Dépot d'armes du maquis 1943 - 1944. "



LA ROQUEBRUSSANNE

" La Roquebrussanne libérée par les soldats de la 3ème Division d'infanterie de l'armée américaine, au cours de la 2ème guerre mondiale".

La Roquebrussanne libération La Roquebrussanne
Le 18 août 2007, en présence de Monika Stoy, capitaine de la 3° DI américaine, de Mme Pons députée et de M. Fabre, vice-président du conseil général, ont été dévoilées les plaques commémorant le passage de la 3°DI et les noms des deux soldats américains tombés à La Roquebrussanne : "In memoriam, soldat de 1ere classe Raymond Smith de Cincinnati (Ohio), soldat Kenneth F. Fountain de Plattsburg (Ny), tombés le 18 août 1944 pour la libération de La Roquebrussanne ". Extrait du site La Roquebrussanne.
La cérémonie fut annoncée dans la revue "The Watch on the Rhine - The Official Publication of the Society of the Third Infantry Division, United States Army " :
" French communities in Provence dedicate memorial tablets to the Division commemorating their liberation from Nazi occupation ...

There will actuallybe two ceremonies in La Roquebrussane: one to dedicate a memorial tablet and a second ceremony to honor two 15th Infantry Regiment soldiers KIA there: PFC Raymond L. Smith and Kenneth F. Fountain ..."

Kenneth F. Fountain était né le 1er septembre 1917, il est inhumé au cimetière national de Long Island à Farmingdale, conté de Suffolk, Etat de New York. A droite, l'image de sa tombe (source http://www.findagrave.com).

Raymond L. Smith est inhumé au cimetière américain de Draguignan, mémorial du Rhône, photo ci-dessous (source http://www.findagrave.com).


Raymond L Smith
Kenneth F Fountain
J'ai ajouté les photos des plaques commémoratives de la Roquebrussanne sur les deux pages dédiées du site américain.



CUGES LES PINS - COL DE L'ANGE, MONUMENTS DE LA RESISTANCE
 
Monument Résistance col de l'Ange Cuges les Pins  Monument Résistance col de l'Ange Cuges les Pins
Au col de l'Ange à Cuges les Pins : " Ici, le 21 août 1944, les Tabors marocains du 2ème GTM aux ordres du colonel Pierre Boyer de Latour pour la libération de Gémenos - Aubagne et Marseille".
Georges Canton         col de l ange
A gauche : " Ici est tombé héroïquement pour la France le gendarme maritime Georges Canton le 19 août 1944 ". Il était né le le 01 mai 1912 à Lyon (2ème arrondissement), mention " Mort pour la France ".


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