Chemin privé !
13 bornes milliaires romaines de la voie Aurelia dans le Var : à Belgentier, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume,
Cabasse, Vérignon, Vidauban et Ampus.
(13 bornes : 8 présentées ; 2 non présentées mais existantes ; 3 disparues)
" La Voie Aurélienne s'étend d'un tracé continu de Rome à Arles ; elle passe par Pise, Gênes, Tortone, Acqui, Vado (Vada Sabata), près Savone, Vintimille, Fréjus, Aix-en-Provence, Marseille et Fos (Fossae Marianae), contournant l'étang de Berre pour gagner Arles. Tandis que l'Itinéraire d'Antonin en fait une seule voie, la carte de Peutinger y ajoute plusieurs embranchements et raccourcis, qui constituent tout un réseau de voies, surtout en Provence. La Via Aurélia de l'Itinéraire, sans compter les tracés ajoutés sur la carte de Peutinger, est composée d'au moins cinq tronçons, construits à plusieurs reprises. Le nom du premier tronçon, Aurélia, a finalement triomphé des autres tronçons, comme de nos jours les noms des grandes lignes de
chemins de fer absorbent ceux des lignes secondaires. " (22 avril 1898, séance de l'Académie du Var).
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Difficile d'afficher une carte qui mesure presque 7 mètres ! Ci-dessus, la table de Peutinger, ou « Carte des étapes de Castorius » ou encore « Table Théodosienne », est la copie réalisée vers 1265 d'une carte de l'Empire romain de la moitié du IVème siècle. Elle est composée de 11 parchemins (un douzième ayant été perdu), qui réunis, forment une carte mesurant 6,82 mètres par 34 centimètres représentant 200 000 km de voies romaines entre les îles britanniques et l'Inde, Sri Lanka compris. 555 villes et 3500 autres repères : villes thermales, montagnes, cours d'eau, sont inscrits sur ce trésor inestimable conservé à la Bibliothèque nationale autrichienne.

Pour nos 5 bornes milliaires, la partie qui nous intéresse c'est la petite partie entourée en rouge sur la gauche, le tronçon de la voie Aurélia partant d'Antibes (Antipolis) jusqu'à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Etirée, aplatie, éloignée des canons actuels de la cartographie, les distances sont majoritairement indiquées en miles romains permettant d'organiser au mieux n'importe quel voyage et au Cursus publicus, service impérial de poste, de fonctionner. Vous y reconnaitrez entre autres : Antibes = Antipolis ; Ad Horrea = La Napoule ; ; Foro Julii = Fréjus ; Ad Turrem = Tourves ; Reis Appolinaris = Riez ...
voie aurelia domitia provence
Ci-dessus, une carte plus récente : 1723 (!) et toujours en latin. La via Aurelia en rouge, la Domitia en violet.
voie aurelia var

1. Milliaire de la voie Aurelia - trouvée dans l'Estérel en 1628 - aujourd'hui au château Peiresc à Belgentier
(en bas à droite de l'image ci-dessous)

" Chaque route romaine était fondée sur une triple assise de pierre cimentée ; de larges fossés la bordaient ; de mille pas en mille pas des colonnes cylindriques hautes de six pieds sur deux de diamètre, avec une corniche arrondie, indiquaient la distance par une inscription où brillait le nom de César (nomen Caesareum nitet columnis, dit Sidonius) : ce furent les milliaires d'Auguste ; il y en a un encore derrière Notre-Dame-de-Liesse, dans un petit ravin. Plus tard, on doit reconnaître ceux de Tibère à leur forme raboteuse et carrée, et ceux de Claude et d'Antonin, à leur inscription gravée dans le cadre et entourée d'un rebord ; un d'eux porte le nom à demi effacé d'une légion, la IIe ou la XXe. " (L'Ecole buissonnière, Edouard Gibelin, 1885).
borne milliaire romaine var via aurelia
" La voie aurélienne, construite ou mieux réparée par Aurélius Cotta, qui lui donna son nom, sortait de Rome par la porte du Janicule, serpentait en corniche jusqu'au Var, et ses étapes dans la Gaule transalpine étaient Antibes, Antipolis — la Napoule, ad Horrea — Fréjus, Forum Julii, Vidauban (ou le Luc ou le Cannet), Forum Voconii — Cabasse (ou Campdumi), Matavonium — Tourves, ad Turrem — la Grande Pugère, Tegulata — et Aix, Aquoe Sextiae. " (L'Ecole buissonnière, Edouard Gibelin, 1885).
borne milliaire romaine var voie aurelia Les bornes milliaires romaines marquaient les distances sur les voies romaines, ces distances étaient mesurées en milles romains (d'où leur nom "milliaire"), soit mille pas romains, ou environ 1480 mètres.

Le plus souvent en forme de colonne, elles rappelaient, outre la distance, la déférence due à empereur associé à la voie empruntée, à l'origine de sa construction ou sa rénovation.

La borne milliaire du château Peiresc à Belgentier a été trouvée dans l'Estérel en 1628. Achetée par M. Peiresc, elle est d'abord transportée à Aix avant qu'il ne décide de l'installer à Belgentier où elle se trouve encore aujourd'hui. Erigée entre 317 et 337 sous le règne de Constantin, elle était implantée sur la via Aurelia qui reliait Rome à la Gaule et plus loin jusqu'à l'Espagne. Elle marquait le cinquième mille à l'est de Fréjus. (source MM. Gascou et Janon, dues à l'obligeance du Centre archéologique du Var).

Elle comporte une inscription en latin gravée :
D(omino) N(ostro)
Flauio Claudio Constantino
patre, auo, ma-
ioribus im-
p(eratoribus) nato, Cae-
sari nob(ilissimo) sem-
per orbi taer-
(r)e profurato
[ V ]
A notre maître
Flavius Claudius Constantin,
issu d'un père,
d'un aïeul
et d'ancêtres empereurs, très noble César qui sera toujours
salutaire
à l'Univers.
Cinq milles.
Merci au propriétaire du château et à l'association "Les amis de Peiresc" qui contribuent à la réhabilitation de la mémoire de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, "célèbre savant humaniste", né à Belgentier en 1580 et mort à Aix en 1637 - journée du patrimoine 2016.
borne milliaire romaine var voie aurelienne
" Ces bornes milliaires, véritables jalons de la civilisation plantés partout où les Romains avaient porté leurs armes victorieuses, sillonnaient la Provence, comme l'Italie, comme les autres pays conquis, et servent encore à rectifier les anciens géographes. On peut en étudiant leurs débris, et avec le secours des inscriptions, suivre celle fameuse Voie aurélienne, si populaire parmi nous, que le nom, très peu altéré, en est resté aux traces plus ou moins manifestes qui en subsistent encore. Ouverte depuis plus de 2000 ans, c'est par là que passèrent tant de fois les armées triomphantes des conquérants de la Gaule et des Espagnes, et plus tard aussi ces Barbares qui renversèrent le colosse romain. " (Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix en Provence - 1849).

2. La borne milliaire romaine du couvent royal à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume et son fac-similé
" J'ai découvert, il y a quelques mois, une colonne milliaire à Saint-Maximin (Var), à côté des ruines de la voie Aurélienne. " L. Rostan

" Au mois d'avril dernier, je fus informé que les eaux avaient mis à découvert quelques lettres sur une pierre qui apparaissait dans le lit d'un petit ravin, à côté des ruines de la voie romaine, à environ 4 kilomètres de Saint-Maximin. Je me transportai sur les lieux et lus distinctement le mot DBVSI. Aidé de mon frère, je dégageai la pierre qui portait cette inscription et je vis apparaître une colonne milliaire, d'une parfaite conservation, qui gisait probablement depuis plusieurs siècles, recouverte de terre.

Le propriétaire du champ où elle gît a mis cette colonne à la disposition de M. le Maire de Saint-Maximin ; il faudra qu'elle soit relevée et peut-être apportée dans cette commune pour en assurer la conservation. " (Louis Rostan, Inspecteur de la Société française d'archéologie pour le département du Var - Bulletin monumental, édition 1858).
borne milliaire romaine var via aurelia st maximin
La borne, tout au fond à gauche, contre le mur.

" Signé le 29 juin 1856, le compte-rendu des recettes et des dépenses du Congrès archéologique de France pour l'année 1957, signalait avoir provisionné 100 francs au même M. Rostan, pour le "rétablissement d'une borne milliaire à St Maximin".

Et le 09 septembre 1957, en séance du même congrès, M. Louis Rostan, membre de l'institut des Provinces, inspecteur du Var, " fait connaître que, dans le département du Var, à 4 kilomètres de Saint-Maximin, a été trouvée une colonne milliaire, érigée en l'honneur de l'empereur Claude (ndlr : 4ème empereur romain qui régna de 41 à 54 apr JC), et qui devait être sur la grande voie appelée depuis Aurélienne. Cette colonne, d'un diamètre de 65 centimètres, est de la hauteur de 2 mètres 15 centimètres. "

Elle est depuis conservée dans le cloître du couvent royal à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume.
Elle comporte l'inscription en latin :

TI. CLAUDIUS. DRVSI. F.
    CAESAR. AVG. GERM.
    PONT - MAX
    TRIB. POTEST. III COS. III
    IMP. U. P. P. REFECIT

Qu'il faut lire  :
Tiberius Claudius Drusi filius.
Cæsar Augustus Germanicus.
pontifex maximus.
Tribunicia potestate III, consul III.
Imperator V pater patriæ refecit.

Soit :

" Tibère Claude, fils de Drusus César Auguste Germanicus,
souverain pontife
dans la troisième année de sa puissance tribunitienne,
consul pour la troisième fois,
imperator pour la cinquième,
père de la patrie a refait (la voie) ".
fac simile copie milliaire st maximin, copie borne romaine
Et voilà une riche idée, un fac-similé (1858) a été installé à l'endroit de la découverte.

3. Borne milliaire romaine à Cabasse
" L'estimable auteur de l'annuaire du département du Var, à qui je suis redevable de plusieurs renseignements précieux, fait mention d'une pierre milliaire, divisée en deux pièces, qui se trouve dans le cimetière joignant l'église de Cabasse, et dont voici la copie exacte :
IMP. CAES
FIVAL
CONSTANTINO
P. F. AVG.
DIVI. MAXI
MIANI AVG.
NEPOTI.
DIVI. CONS
TANTI. AVG.
PII.
FILIO
XXXIV
On doit la lire ainsi :
Imperatori ri Flavio Valerio Constantino pio
felici Augusto divi Maximiani Augusti nepoti,

« A l'empereur César Flavius Valérius Constantinus,
pieux, heureux, Auguste, petit-fils du divin Maximianus Auguste,
fils du divin Constantinus, Trente-quatre. »

cabasse borne romaine milliaire
Ce nombre trente-quatre, indique la distance de Fréjus au lieu de la route près de Cabasse où ce milliaire fut planté. (Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne - Etienne Garcin - 1835).

« Cette inscription a été trouvée dans la citadelle de Nice, où je l'ai cherchée en vain. ... La restitution que je propose est absolument certaine ; il existe une demi-douzaine de milliaires de la voie Aurélienne qui portent le nom de Constantin et qui tous portent l'inscription ci-dessus. A propos de l'une de ces inscriptions, M. Allmer fait la remarque suivante : " Dans les premiers mois de 307, Maximien s'associa Constantin, lui donna sa fille en mariage et le titre d'empereur. Au commencement de 308 il était réduit à venir chercher dans les Gaules un refuge auprès de son gendre, qui, tout en lui laissant quelques semblants d'honneurs, l'obligeait à déposer le titre d'Auguste. En 310, au mois de février, il était contraint par Constantin de se donner la mort pour le crime, vrai ou supposé, d'avoir voulu l'assassiner. Ses statues furent renversées, ses noms effacés des monuments.

En conséquence de ces événements, on devrait douter de la justesse des restitutions ci-dessus proposées, d'après lesquelles Constantin aurait encore continué à se glorifier d'être le gendre de Maximien après l'avoir fait mourir et avoir persécuté sa mémoire. Ces restitutions sont cependant certaines, empruntées qu'elles sont à l'inscription d'une borne de la même route, encore existante dans le cimetière de Cabasse. Constantin aura voulu, avec son hypocrisie ordinaire, donner le change à l'opinion publique, par cette fausse démonstration de piété filiale." » (Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes - 1879).


Tracé de la voie aurélienne et de l'embranchement sur Riez d'après le système de M. A. Michel, XIXème s.
Plusieurs voies secondaires étaient rattachaient à la voie Aurélienne ; c'était le cas de la voie romaine reliant Le Muy à Riez. " La plus importante, la seule d'ailleurs qui soit indiquée sur la Table de Peutinger, partait de Forum Voconii et conduisait à Riez, Reii Apollinares. Elle entrait à Draguignan par la porte Romaine, porta Romana, en sortait par la porte Aiguière, porta Aquaria, et franchissait ensuite la Nartubie, sur un pont appelé de tout temps « le pont des Romains » ... (L'Ecole buissonnière, Edouard Gibelin, 1885).
colonne temple romain riez var



Ci-dessous les colonnes d'un ancien temple romain à Riez. En granit rose de l'Estérel, chaque colonne mesure 7 mètres de haut et constituait la façade orientale d'un temple, construit au 1er siècle ap. JC et vraisemblablement dédié à Apollon.


L'édifice fut détruit à la fin de l'Antiquité, et les matériaux récupérés, mais la colonnade et son support ont été soigneusement respectés.


4. Borne romaine entre Vérignon et Ampus.
" ... il est bon de remarquer que les milliaires trouvés entre Bauduen et Ampus appartiennent soit à Auguste, soit à Antonin le Pieux (a. 145). Ils sont tous cylindriques et en calcaire. "
borne romaine verignon ampus milliaire via aurelia
" On pénétrait ensuite dans le pays montagneux des Verrucini, dont le village de Vérignon a conservé le nom. Puis venait Camp-Juel, Campus Julii ; à partir de ce point, des bornes milliaires, des vestiges de voie très apparents, et quelques inscriptions, ne laissent aucun doute sur le tracé. La route traversait la vallée du Verdon, l'un des principaux affluents de la Durance, et allait, après Riez, rejoindre la grande route d'Arles en Italie par les Alpes Cottiennes. "  (L'Ecole buissonnière, Edouard Gibelin, 1885).

Remarquez que l'IGN se sert
encore aujourd'hui de cette borne comme repère de "nivellement général" (incrustation circulaire au pied et au centre de la borne).

5. La borne milliaire de la chapelle Notre-Dame de Spéluque à Ampus (ou ND du Plan).

" La borne placée devant Notre-Dame du Plan (ndlr ND de Spéluque) à Ampus et posée le long du chemin, à 50 mètres environ, de cette chapelle. Cette borne a été trouvée, il y a une trentaine d'années, lors des réparations faites à l'intérieur de l'église. Ayant servi à soutenir un autel, on voit encore à droite de l'inscription les trous qui avaient permis le scellement dans le mur. C'est sans doute pour l'utiliser ainsi que cette pierre a été transportée loin de la voie, éloignée d'environ 3 kilomètres. La borne de Notre-Dame mesure 1m15 de hauteur sur 0m51 de diamètre-supérieur. Elle est en calcaire jurassique avec débris de coquilles et d'encrines, calcaire qui se trouve dans la région.

L'inscription est bien lisible sur la face actuellement exposée au nord. Nous avons lu :
IMP. CAESA
DIVI F. AUG VS
PONTIF.
COS XÏÏ DE
1 XIII I
TRIBVN

ampus borne romaine chapelle spleluque milliaire
... " Nous attribuons, sous toutes réserves, cette borne à Auguste. Elle devrait donc être lue :
Imp(erator) Caesa(r)
Divi f(ilius) Aug(ust)us
Pntif(ex) [maxumus]
Co(n)s(ul) XII, de(signat(us))
XIII I(mp(erator) XIIII)
Tribun(icia, potestaté XX). "
(Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan, 1894).


Sur la face ouest, " La pierre porte une série de cupules dont neuf sont sur une ligne verticale qui semble limiter, l'inscription. Les autres sont placées moins régulièrement, comme on peut s'en rendre compte sur le croquis, partie sur une ligne parallèle à la précédente (quatre cupules) ... quelques autres si irrégulièrement disposées qu'on peut se demander si ce ne sont pas de simples accidents de la pierre. On a essayé d'expliquer ces cupules comme trous de scellement, mais leur petitesse, 0m05 à 0m07 de diamètre, sur une profondeur toujours moindre, écarte, nous, semble-t-il, cette hypothèse. Et puis, scellement de quoi ?

... quelle conclusion tirer de la présence de ces cupules ? Aucune ... en attendant que d'autres découvertes permettent aux chercheurs de l'avenir de formuler des explications et des règles sûres dont la genèse est à peine ébauchée aujourd'hui. " (Bulletin de la Société préhistorique de France - Deux mégalithes à cupules dans le département du Var. Commandant Laflotte, 28/03/1929).

6 et 7. " C’est sur le territoire de Vidauban, traversé par l’ancienne voie Aurélienne qui reliait Fréjus à Aix sur le chemin de Rome à l’Espagne, que l’on rencontre la plus grande concentration de bornes romaines. "


Si les 5 milliaires précédentes sont bien indexées sur internet, celles qui suivent le sont beaucoup moins et c'est donc notre curiosité qui nous amène à Vidauban. " On y a dénombré sept milliaires dont trois ont disparu : Auguste, Tibère, Néron (2), Probus et Constantin (2). "

Toutes les informations sont extraites de VIDAUMAG, bulletin d'information de la commune, profitons-en pour saluer le travail de Daniel Brentchaloff, conservateur H. du patrimoine et Michel Roudillaud, chargé de la rubrique "Histoires d'ici".

borne milliaire à Vidauban, voie aurélienne Il existait deux milliaires dans le quartier des Blaïs, en limite des communes du Cannet-des-Maures et de Vidauban ; si la première a malheureusement disparu, son souvenir nous a été transmis par notre ami varois le plus célèbre du monde, Nicolas de Peirescet comme nous l'avons vu en 1. déjà en possession d'une milliaire - qui avait relevé les inscriptions :

Nero Claudius / Divi Claudi f(ilius) - [G)ermanici Caesaris - nep(os) Ti(berii) Caesaris Aug(usti) pr(o) - nep(os) Divi Aug(usti) abnepos - Caesar Aug(ustus) - [Germ]anicus pont(ifex) - max(imus) tr(ibunicia) pot(estate) IIII imp(erator) IIII - co(n)s(ul) III p(ater) p(atriae) restituit ...

Soit « Néron Claude César Auguste, fils de Claude divinisé, petit-fils de Germanicus César, arrière-petit-fils de Tibère César, arrière-arrière-petit-fils d’Auguste divinisé, vainqueur des Germains, grand pontife, titulaire de sa quatrième puissance tribunicienne, triomphateur pour la quatrième fois, consul pour la troisième fois, père de la patrie, a restauré (cette route) ».

A gauche, la seconde borne de Néron. " Elle date, comme la première, de 58 de notre ère, et fut trouvée en 1942 lors du défoncement d’un champ. Transportée dans une propriété du quartier de Ramatuelle, puis au Musée dans l’ancienne école de garçons, elle revient à la fin des années 2000 près de son emplacement d’origine.

Texte identique à la précédente. Hauteur : 145 cm (hors-sol) ; largeur : 60 cm ; épaisseur : 32 cm. Soit : " Tibère Claude, fils de Drusus César Auguste Germanicus, souverain pontife dans la troisième année de sa puissance tribunitienne, consul pour la troisième fois, imperator pour la cinquième, père de la patrie a refait (la voie) ".
miliaire vidauban borne romaine
" C’est en 1990 que Daniel Brentchaloff repère une borne en granit, implantée dans le village à l’angle des rues Victor Hugo et Albert 1er. Dégagée, elle présente une forme tronconique, sa hauteur est de 112 cm et son diamètre de 32 cm à 37 cm. Il s’agit d’une deuxième borne de l’empereur Constantin 1 er (307-337). L’inscription a été lue partiellement : « À notre seigneur Flavius Valérius Constantin, né pour le bien de l’Etat… ». Elle est visible aujourd’hui sur le parvis de l’église Saint-Jean Baptiste. "

Deux autres sont dans des propriétés privées et les deux dernières disparues étaient situées :
- " une à l’entrée de la ferme de Châteauneuf, érigée sous l’empereur Probus (279-280) : « À l’empereur César Marcus Aurélius Probus, Invincible Auguste, grand pontife, très grand vainqueur des Goths, très grand vainqueur des Germains, titulaire de sa quatrième puissance tribunicienne, consul pour la troisième fois, père de la patrie, proconsul ». La borne aurait été remployée pour la construction d’un pont. On ne sait lequel.
- la dernière avait été découverte
en 1867 dans les fondations de la maison Reigner, datée de l’empereur Constantin 1er (307-337). Transportée à Hyères, elle a également disparu. Elle portait l'inscription : « À l’empereur César Flavius Valérius Constantin, Pieux, Heureux, Auguste, petit-fils de Marcus Aurélius Valérius Maximien Auguste, fils de Constance divinisé, Auguste, Pieux...
milles ». "

8. Borne milliaire romaine à Roquebrune sur Argens
La maison du patrimoine à Roquebrune sur Argens, " Incontournable pour qui veut découvrir l'histoire de Roquebrune-sur-Argens de la préhistoire à nos jours. " Dont, une bonre milliaire découverte sous le maître-autel de l'église paroissiale en 1863.
milliaire roquebrune sur argens
Elle porte l'inscription " IMP. CAESAR AVGVSTVS. IMP. X TRIBVNICIA PODESTATE XI IIIII " - soit " Imperator Caesar Augustus, imperator decem, tribunicia potestate undecim IIIII " Traduction : " L'empereur César Auguste, proclamé empereur pour la dixième fois, en possession de la puissance tribunitienne pour la onzième fois - IIIII "

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