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TOULON,
LES FORTIFICATIONS DU MONT FARON
En 1707, Toulon est menacée par les troupes coalisées (Angleterre,
Hollande, Savoie) contre la France pendant la guerre de succession
d'Espagne, l'absence d'appui pour
contrôler l'ouest du Faron est alors criant. « La montagne du Faron doit devenir le rempart qui couvrira les dehors de Toulon. » En 1763 - " Les deux plus grands ports militaires de France, Brest et Toulon, étaient à cette époque très peu fortifiés ; le ministre de Choiseul envoya en 1763 M. Filley à Brest pour y faire les projets de fortification et d'établissements maritimes... La même année, il chargea Bourcet de visiter Toulon et de reconnaître les différents points qu'il est nécessaire d'occuper par des ouvrages pour ôter à l'ennemi tout accès sur cette place. Jusqu'en 1770, Bourcet ne laissa pas passer une année sans inspecter Toulon et sans rendre compte des projets de MM. Vialis, ingénieur en chef, et Milet de Monville, directeur des fortifications. « La montagne du Faron doit devenir, disait-il, le rempart qui couvrira les dehors de Toulon. » Il recommandait de lever les environs de la place pour développer tous les points des montagnes sur lesquels les ouvrages devront être assis. " (Le Spectateur militaire - 1856). L'héritage stratégique du Mont Faron va alors se décliner en une multitude de redoutes, fortins, batteries, tours et autres forts, dont la tour Beaumont et son mémorial du débarquement de Provence, la caserne centrale, le fort de Croix-Faron, Fort-Faron, le fort du Grand Saint Antoine, la tour de l'Hubac, le fort d'Artigues, et bien qu'à l'écart, ajoutons à ces "forts terrestres" le fort Sainte-Catherine et le fort Lamalgue. |

| A gauche le
Mont-Faron domine la rade de Toulon tel un donjon, on comprend ici
l'intérêt stratégique d'y construire des places fortes. Ci-dessous le Faron vu du Mont-Caume. |
| " Le 28
janvier 1764, Milet de Monville, directeur des fortifications, en
adressa le projet, montant à la somme de 2.621.000 francs, qu'il
demandait pour construire le fort de la Malgue, la redoute
Sainte Catherine, le fort d'Artigues, le fort du Faron, la redoute
Saint-Antoine, le fort des Pomets, etc. Ce projet reçut son exécution ; on y dépensa 2.197.600 francs dans l'intervalle de temps de 1764 à 1769. Tous les ans, jusqu'en 1770, Bourcet visita la place et rendit compte des travaux. " (Aperçu historique sur les fortifications, les ingénieurs et sur le corps du Génie en france, colonel Augoyat, 1862). |
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Les
forts du Mont Faron : la tour Beaumont, mémorial du débarquement de
Provence.
Construite en 1845, la Tour Beaumont fait partie du programme de défense et de surveillance de la rade de Toulon. Aménagée en Musée Mémorial du Débarquement des Alliés en août 1944, elle comprend plusieurs salles d'expositions consacrées aux différentes armées qui ont participé au débarquement en Provence. Inauguré le 15 août 1964 par le général de Gaulle, le musée a été repensé en 2016, inauguré dans sa nouvelle livrée par François Hollande le 16 mars 2017. Pour plus d'informations, c'est ICI. |

| Le
saviez-vous ? En 1964, le général de Gaulle échappa de
peu à un
attentat de l'OAS programmé à l'occasion de son passage au mont Faron.
En effet,
une bombe (" 8 pains de TNT " Adieu Colomb Béchard - Vincent Dubois)
dissimulée dans une jardinière n'explosa pas au passage
du général ; tôt le matin, un jardinier avait opportunément noyé le
mécanisme de mise
à feu de la charge explosive qui de fait ne se déclencha pas ! |
| Le 18
mai 1894, extrait du journal "La Croix ... les
Malices des Gribouille" : " M. Cluseret, député du Var, signale au
ministre de la Guerre le fait suivant. Depuis plusieurs mois, le groupe
fortifié du Faron, clef de Toulon, est occupé par une équipe d'ouvriers
italiens, sous les ordres d'un contre-maître italien. ... Pas un seul
Français n'est admis sur ce chantier. En ce temps où, dans toute
l'Europe, tout citoyen est soldat, il doit bien y avoir, parmi ces
ouvriers italiens, quelques sous-officiers ou mêmes des officiers
italiens. Qui connaîtra mieux qu'eux les souterrains qui sillonnent le
sous-sol des forts, la situation exacte des réduits, l'épaisseur des
flancs, puisqu'ils auront construit tout cela eux-mêmes ? ". Effectivement on retrouve cette intervention du député varois dans le Journal officiel du 19 mai 1894. Le général Mercier, ministre de la guerre lui répond (extrait ) : " En ce qui concerne le fort du Faron, je suis heureux de pouvoir rassurer le patriotisme de M. Cluseret en lui affirmant que ce qui a été fait ne peut porter aucun préjudice à la défense nationale. Voici ce qui s'est passé. Les travaux du fort du Faron, qui ont été exécutés en 1893, - car, depuis cette date, rien n'a été fait, - concernent uniquement des relèvements de parapets et de plates formes sur la partie extérieure et supérieure du fort. Il est donc inexact de dire qu'une équipe d'ouvriers étrangers a été employée aux travaux des souterrains du Faron ; ces travaux sont terminés depuis vingt ans, - il n'en a pas été fait depuis lors, - et les travaux exécutés à cette époque l'ont été par la main-d'œuvre militaire, c'est-à-dire par des soldats français. ... Est-il exact que ces travaux aient été exécutés uniquement par des équipes d'ouvriers étrangers ? Non ; attendu qu'un tiers des ouvriers employés étaient Français. ..." |
| Ci-dessus,
la tour Beaumont avant les travaux de 2016. "
Le Centre Culturel et Touristique du Mont-Faron,
dirigé par M. le Général d'Armée Magnan, un des libérateurs de Toulon
en 1944, a réalisé : la construction d'un téléphérique accédant à la
tour Beaumont (507 m. et non 22), l'aménagement de la dite Tour en
Musée Historique, l'installation d'un Centre artisanal et d'une
Chapelle. " ... " Les Toulonnais n'oublient pas que c'est grâce à l'Amiral Barjot que la Tour Beaumont du Faron fut cédée par la Marine à leur ville, afin d'être affectée à un Musée Bonaparte et de Lattre de Tassigny, les deux illustres libérateurs de Toulon en 1793 et en 1944. " (Bulletin de l'Académie du Var - 1961). |
| Canon
antiaérien américain de type "90mm AA gun" : poids : 15 tonnes avec la
remorque, 8 tonnes sans, poids de l'obus 10,6 kg pour une portée
comprise entre 10 et 17 km. Il entre en service en 1941 sous le nom "90
mm Gun M1 on Antiaircraft Mount M1A1", arme excellente malgré un affût
complexe et coûteux à produire, il fut toutefois commandé en grandes
quantités. Une version avec chargement d'obus amélioré baptisée
M1A1 fut rapidement lancée pour remplacer la version originale M1,
déclinée par la suite en version M2. |
| Canon
anti-char allemand 75 PAK : La version 50 mm (PaK 38) de la Wehrmacht
utilisée depuis 1940 était incapable de transpercer certains blindages,
notamment celui des chars russes T34. Aussi les autorités allemandes,
après avoir remarqué l'efficacité des canons russes antichar de 76,2
mm, décidèrent rapidement l'étude d'un canon PaK calibré à 75 mm. Je le
laisse dans sa couleur sable puisque depuis 2017 il est a été repeint
en kaki. |
| Le canon Pak, modèle 40/L46 - 75 mm équipa les troupes allemande dès le début de 1942. Il devint l'arme antichar de base de l'armée allemande. Les premiers mois, la production eut du mal à suivre la demande du front. Contrairement à ses prédécesseurs d'un calibre inférieur et plus légers, il ne pouvait pas être tracté par les véhicules ordinaires du train ; il fallut lui adjoindre un tracteur d'artillerie légère type "Hansa-Lloyd-Goliath" de 3 tonnes, remplacé par la suite par un tracteur Borgward. |

| Le
sanctuaire de Notre-Dame du Faron a été aménagé dans une ancienne
poudrière qui alimentait la tour Beaumont. " Monsieur Roussel, créateur du téléphérique du Faron, recevait souvent le maréchal Juin à La Tour Blanche. Lors d'une excursion au sommet du Faron en 1958, ils avaient déjà lancé la transformation de la Tour Beaumont en mémorial ... Ils décidèrent de faire de cette poudrière un sanctuaire à la mémoire de ceux et celles qui tombèrent pour la libération de la France. Réalisée par Pierre Pascalet, architecte, elle fut inaugurée par le maréchal Juin, l'épouse du maréchal de Lattre de Tassigny, le général Magnan, et en présence de l'évêque Monseigneur Gaudel. C'est Mgr Gaudel qui érigea cette nouvelle chapelle en lieu de culte. " " L’histoire extraordinaire de la statue de Notre-Dame du Faron " C'est sous ce titre que le diocèse de Fréjus raconte une histoire effectivement étonnante (www.diocese-frejus-toulon.com). Œuvre du sculpteur hyérois, Gabriel Cotel, la statue est exposée à Paris dans un salon associant M. Roussel qui est aussi président de Varois de Paris. Le sculpteur lui confie la statue qui échappe ainsi à une vente non souhaitée. Quand la Belgique et le circuit du Castellet s'en mêlent ? Quelques temps après, M. Roussel offrit la statue à une ressortissante belge, Madame Ickx. Erreur puisque la statue ne lui appartenait pas ! Mais un jour ... Jacky Ickx - fils de madame Ickx - pilote de course émérite et donc régulièrement engagé dans des courses et essais au circuit du Castellet, était en visite sur le Mont Faron. M. Roussel lui " confia sa déception de n’avoir pas trouvé la statue de la Vierge qu’il aurait voulue. « Je crois que j’ai ce qu’il vous faut » une idée avait saisi Jacky Ickx qui contacta sa mère. La « jeune fille » fut envoyée au Faron… On lui mit une auréole de cuivre… Notre-Dame du Faron était née. " Le tout avec approbation de notre sculpteur hyérois. |

| A l'est de la tour Beaumont sur la crête nord du Mont Faron, les retranchements du Pas de Leydet protégeaient l'accès au sommet grâce à un fossé. |
| LES FORTS DU MONT FARON - LA CASERNE CENTRALE |

| La
" caserne du Centre " ou " caserne du Pas de la Masque " est située
juste après le
zoo entre la tour Beaumont et le fort de Croix Faron. " Parmi les projets caressés par M. Roussel (surtout s'il peut obtenir que la Caserne du Centre - abandonnée aux fantômes depuis si longtemps - lui soit confiée) figurent une Maison d'Etudiants, un Historial, une Annexe du Muséum : salle réservée à la Préhistoire du Faron, maquettes géologique, spéléologique (avec les grottes, les sources, les cours d'eau et les lacs intérieurs), sylvicole, une station météorologique, un observatoire modeste à caractère pédagogique, vivement, souhaité par tous les professeurs de cosmographie et de géographie des lycées environnants, etc...). " (Bulletin de l'Académie du Var -1961). |

| La "caserne du Centre" était prolongée au nord par une batterie et un retranchement dits "de la Masque". |
| LE FORT DE CROIX FARON |

| Fort
de la Croix Faron (extrait du site officiel de la ville de Toulon) : "
En 1867, l’Armée décide d’élargir le rayon d’action défensif de la
ville en occupant toutes les hauteurs environnantes. L’édification du
Fort de la Croix-Faron (1872 / 1875) renforce ainsi la défense Est de
Toulon grâce à son champ de vision s'étalant du Mont Coudon jusqu'au
Cap-Brun. Il se visite en général durant les journées du patrimoine. " Sur la stèle en hommage au CF Gabriel Ducuing : " Commandant la batterie de la Croix Faron (1939). Mort pour la France au cap Gris Nez le 25 mai 1940. Fondateur et premier président de l'ACORAM (Association centrale des officiers de réserve de l'armée de mer). " Egalement extrait du site de l'ACORAM : " 9 heures, l'ennemi n'étant plus qu'à deux cent mètres et les défenseurs du Gris-Nez n'ayant plus de munitions, le commandant DUCUING fait détruire mitrailleuses et canons et donne à tout le personnel l'ordre de se replier vers la falaise ouest. Refusant de se laisser entraîner par son maître d'hôtel, il prend en main une mitraillette et demande un pavillon au maître canonnier auquel il dit adieu en ordonnant de rejoindre les autres. Le maître fait semblant d'obéir et, s'étant caché, voit le commandant DUCUING se diriger vers le mât de pavillon, poser son arme, se découvrir, hisser les couleurs, puis reprendre la mitraillette. Il tombe peu de temps après fauché par une rafale de mitrailleuse. " |
| FORT FARON |

| L'imposant mais très discret Fort Faron domine l'est de Toulon. " C'est une ancienne redoute commencée en 1764 sous le règne du Roi Louis XV. Dès 1840, l'allongement des portées en matière d’artilleries implique la réorganisation complète de son système défensif. " (extrait du site officiel de la ville de Toulon). |

| "Discret"
car le fort passe relativement inaperçu du fait de son caractère
rasant, on ne l'aperçoit d'ailleurs pas de la vieille ville de Toulon
; à rapprocher de la batterie de Mauvanne ou plus proche du fort
Lamalgue. |


| La très
impressionnante
"Crémaillère du Faron" : 8 mètres de large, plus de 10 m de profondeur
par endroit, 600 m de long, des casemates aménagées, elle relie le Fort
de Croix Faron (alt 565 m.) au Fort Faron (alt 403 m.) soit 162 m. de
dénivelé. |

| Sur
la photo, la crémaillère rejoint les fossés du fort au niveau du pont
(au premier plan). A gauche une butte de terre protège le fort dans sa
partie est. |


| Un
impluvium construit à trois cent mètres au nord ouest ; en surplomb, il
permettait d'alimenter le fort en eau douce par gravité. |
| Sa capacité de plusieurs centaines de m³ d'eau fut protégée par un mur d'enceinte, elle sert aujourd'hui de réserve en cas d'incendie. |
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LE FORT DU GRAND SAINT ANTOINE, ou Fort Rouge (1845)
Transmettre une passion aux jeunes - une histoire de cochon - un cavalier et bal du 14 juillet 1939 - tout un programme ! Antoine, d'abord un Saint : " Antoine le Grand, également connu comme Antoine d'Égypte, Antoine l'Ermite, ou encore Antoine du désert, est un moine considéré comme le père du monachisme chrétien. Il serait né vers 251 et mort le 17 janvier 356 à l'âge de 105 ans, entre les bras de ses deux disciples, Macaire l'Ancien (ou Macaire d'Égypte) et Amathas. " (wikipedia). Mais aussi un nom douloureusement associé à un épisode tragique : " Le Grand Saint Antoine est le navire qui apporta la peste à Marseille en 1720, épidémie qui se propagea à toute la Provence, le Languedoc et le Comtat Venaissin, faisant entre 90 000 et 120 000 morts en Provence sur une population de 400 000 habitants environ. " (wikipedia). Et une histoire de cochon !? |

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" Il bat la plaine dans le nord
du fort Malbousquet, et
barre
la vallée de Dardennes, entre le Croupatier et le Faron. "
Quelques repères : - 1873, armement : 2 canons de 30 livres, 6 canons de 8 de campagne et 4 mortiers de 22 cm. - 1933, réorientation du fort vers la défense anti-aérienne (DCA) : 4 canons de 90mm associés à un télémètre mis en œuvre par une centaine de marins. - 1940, le fort ouvre le feu et met en déroute des bombardiers italiens venus attaquer Toulon. - 1942, elle est la batterie numéro 14 de la Marine. Le 27 novembre, les Allemands puis les Italiens l'occupent après le sabordage de la flotte, des canons du fort compris ; ils sont alors remplacés par 4 canons de 75 mm (DCA) prélevés sur le cuirassé Provence. - 1944, il ne restait que les 4 canons sabordés. - 2014, inscription aux Monuments historiques. La route est à double sens jusqu'au fort, mais pas après ; vous n'aurez donc pas à faire tout le tour du Faron, sauf si vous n'y êtes jamais allés : un incontournable ! |
| Protection
de l'accès nord ouest du Mont Faron. Remarquez la tour de l'Hubac à-mi
pente (voir infra). |

| Ci-dessus
:
vue sur la rade de Toulon depuis le fort ; et même vue
ci-dessous avec cette aquarelle du XIXème s. |
| 150
hommes assuraient la mise en batterie d'une douzaine de pièces
d'artillerie à partir de cette plateforme centrale surélevée. Remarquez
les deux soldats en bas à droite, peut-être admirent-ils la vue ? |
| Guérite devant le fort, spartiate mais certainement très appréciée en hiver et les jours de Mistral. |
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Mis en vente par l'Etat en 2012 (630.000€ aux enchères), le fort est acheté 970.000€ par un particulier en 2015. Revendu à Denis le Priol le 9 octobre 2024, ce passionné de véhicules militaires, associé à Albert (...), souhaite réveiller le bel endormi. Une association de bénévoles est créée, le fort sort alors doucement de sa torpeur et rouvert au public en 2025 pour commémorer la Libération du 08 mai 1945... Puis de nouveau en 2026... De belles journées et de jolies surprises à découvrir... Souvenez-vous de cette photo. " Restaurer le Fort pour l’ouvrir au public et accueillir des musées à vocation militaires, afin de transmettre notre passion aux jeunes. " (https://fortdugrandsaintantoine.fr/). |

| On
accédait à la cour intérieure grâce à un pont-levis. |

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A
gauche, le mécanisme de type Poncelet permettait la mise en œuvre du
pont-levis.
Jean Victor Poncelet, ingénieur mathématicien et général avait mis au point un mécanisme qui équipa presque tous les ouvrages à ponts-levis construits ou modernisés entre 1840 et 1875. |


| " Le
Cavalier ", doit son nom à un rapprochement facile à imaginer, il
supportait un télémètre rotatif qui permettait le calcul et la conduite
de tirs de 4 canons anti-aériens de 90mm par télépointage
et
calcul (PCCA, poste de calcul contre avions) modèle 1930. Vous pourrez voir un télémètre (6.52m de long et complet) au fort de Peyras à La Seyne sur Mer. |

| Son
intérêt militaire disparu, la Marine nationale y a un temps stocké
ses archives. |

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35
IMPACTS. Le mur
d'enceinte garde les stigmates des combats ayant
permis la libération de Toulon en août 1944.
" Le 22 août, la Résistance toulonnaise s'empare de la batterie Genin (ndlr position de défense antiaérienne allemande). Elle retourne les canons contre le fort et le bombarde, les FFI obtiendront alors la reddition de la garnison du fort, fait unique en France... " (Les amis du fort du Grande saint Antoine). A l'occasion, faites-vous expliquer comment un obus a étrangement fini sa course dans la cour du fort ; une autre très bonne raison pour vous y rendre à la prochaine ouverture. |
| L'iconique
" Traction ". |







| Ne
regardez pas que cette jolie collection ! Il faut aussi voir... |
| Voyez aussi cette impertinente frise de cochons ! Quel lien ? Et bien de nombreuses représentations de saint Antoine le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette. |
![]() Ci-dessus : datées de l'entre-deux-guerres et dans l'esprit de l'époque, on retrouve notre cochon dans ces interprétations très libres de la tentation du saint. Effronté mais très "sympathique". " Saint Antoine est aussi parfois appelé "Antonio del porco" en Italie... Le cochon n'a cependant rien à voir avec la vie du saint, mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. À noter que les démons, qui ont tourmenté le saint, ont dans un premier temps été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.), puis sous la forme d'animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. " (wikipédia). |
| Lieu improbable pour cette
magnifique surprise : "Y a d'la joie musique de Beethoven" (avril
1940). Peinture de Georges-Henri Pescadère (1915-20203). |
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Le meilleur
pour la
fin avec cette improbable et belle surprise : "Y a d'la joie musique de
Beethoven" (avril 1940).
Peinture de Georges-Henri Pescadère (1915-20203). " Peintre et résistant français, G.H. Pescadère porte dans son œuvre une force de vie au cœur même de l'expérience de la mort. Durant l'Occupation, il s'engage dans la Résistance. Arrêté, il est incarcéré à la prison de Fresnes, où il subit interrogatoires et tortures. Il échappe au peloton d'exécution à trois reprises. Déporté dans trois camps de concentration dont ceux de Mittelbau-Dora et Bergen Belsen, il est libéré en 1945, rentre chez lui profondément marqué, grand invalide de guerre, mais survivant. |
| Il évolue néanmoins dans un environnement de premier plan, ayant rencontré Pablo Picasso et ayant entretenu des liens d'amitié avec Georges Braque et Marx Ernst. L'œuvre qu'il signe, sur cette fresque, exceptionnellement - G. H. Pescadère avril 1940 - en haut à gauche prend dès lors une valeur exceptionnelle. Elle apparait comme un témoignage à la croisée de son engagement de résistant et de son regard de peintre représentant un bal du 14 juillet 1939, où des marins en goguette dansent dans une apparente insouciance, mais qui laisse affleurer, à travers des figures en uniforme, la présence de la guerre et de la mort, quelques mois avant l'invasion allemande. " Extrait de la fiche que vous pouvez voir sur le banc sur la photo. " Restaurer le Fort pour l’ouvrir au public et accueillir des musées à vocation militaires, afin de transmettre notre passion aux jeunes. " (https://fortdugrandsaintantoine.fr/). A ne pas manquer (consultez internet). |
| "
Restaurer le Fort pour l’ouvrir au public et accueillir des musées à
vocation militaires, afin de transmettre notre passion aux jeunes. "
(https://fortdugrandsaintantoine.fr/). A ne pas manquer (consultez
internet). |
| LA TOUR DE L'HUBAC (1845 - 1846) |

| La tour
de l'Hubac est
située au nord
du fort du Grand Saint Antoine, elle complète le dispositif de contrôle
du passage vers Toulon par le nord et la vallée du Las à l'ouest du
Mont Faron. |

| La tour
possède deux
niveaux permettant la
mise en œuvre de pièces d'artillerie. |



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Le
fort Lartigue - ou d'Artigues (1708)
" Pendant le siège de Toulon en 1707, on avait reconnu l'importance de la possession de la hauteur dite de Sainte-Catherine, qui avait été occupée par nos troupes, perdue ensuite et définitivement reprise par elles. L'année suivante, on commença les travaux d'un fort, qu'on appela d'Artigues, dénomination qui lui est restée, du nom d'un maître boulanger de la ville, propriétaire du terrain sur lequel il fut édifié. Ce fort, qui a conservé sa configuration première, fut achevé en 1710 et armé la même année. " (Bulletin de l'Académie du Var - 1892). |
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Sur la carte ci-contre, la rade de Toulon avec, "les forts et batteries où l'on propose des ouvrages à faire pendant l'année 1758". (Roquepiquet). Le fort d'Artigues était situé au sud-est du Faron. En vignette dans le coin gauche, une photo du plan-relief du fort Lartigue, à découvrir au musée des plans-Reliefs à Paris. |
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Vous pouvez
aussi distinguer le fort d'Artigues sur cette
ancienne carte postale datant d'avant guerre. Car ...
Le 24 août 1944, les Tirailleurs sénégalais (6ème RTS) et les FFI sous les ordres du capitaine Orsini et du lieutenant Marquis attaquèrent le fort dans lequel les Allemands s'étaient retranchés. Les combats furent très difficiles et de nombreux soldats tombèrent. L'attaque du 24 août ayant échoué, le 25, " dès le début de la matinée l'artillerie française déclenche un bombardement violent sur Artigues, dans l'après-midi des obusiers tirent depuis les parapets du fort Sainte Catherine à vue directe sur lui, les munitions explosent et de véritables feux d'artifice jaillissent vers le ciel, dans la soirée écrasé sous les obus, il ne réagit plus. " (Par les portes du Nord, la libération de Toulon et Marseille en 1944 - François de Linares). |
En partie détruit par ces tirs d'artillerie, il n'en reste aujourd'hui que quelques pans de l'enceinte (dans une propriété privée). A proximité, une
plaque rappelle :
" Le 26 août 1944, après deux jours de combat acharnés, le 2ème bataillon du 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais avec l'aide de la Résistance de la section d'assaut du Génie et des Transmissions Divisionnaires ont obtenu la reddition de fort d'Artigues point fort de la défense allemande lors de la libération de Toulon ajoutant une page à la gloire de la 9ème Division d'Infanterie Coloniale. " |

| Toulon représenté au musée des plans-reliefs à Paris. Le
fort Lartigue au premier plan, Toulon au fond. |
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LE FORT SAINTE CATHERINE (1765)
La batterie établie après le siège de 1707 fut transformée en fort sur l'impulsion de François Milet de Monville, directeur des fortifications de Provence, en 1664. Armée en 1793, cette place forte a été restructurée en 1831 autour de 4 bastions. En 1964, le site change complètement de destination pour accueillir trois grandes tours d’habitation. |
![]() A droite, quartier de Saint-Jean
du Var à Toulon, les
vestiges du fort
Sainte-Catherine dominés par une des trois tours.
![]() Vue aérienne vers 1963 |
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FORT LAMALGUE (1792).
|
![]() Au XVIIIème siècle, des chamailleries continuelles entre les départements de la Guerre et de la Marine amenèrent le gouvernement du Roi à partager équitablement les forts de Toulon. Saint-Louis, la Grosse Tour, Balaguier, l'Eguillette vont à la Marine, Lamalgue, d'Artigues, Sainte-Catherine et les ouvrages à l'intérieur des terres vont à la Guerre. Cette disposition devait durer très longtemps puisque le fort Lamalgue ne fut concédé à la Marine qu'en 1940. En 1788, le fort devient hôpital temporaire. En 1832, adjonction d'une prison militaire. En 1887, les forçats sont internés au Fort. En 1940, l'Armée cède le Fort à la Marine. 08 novembre 1942 : les Allemands puis les Italiens occupent le fort. 24 août 1944 : reprise du fort par les Alliés. (Cols bleus, hebdomadaire de la Marine Nationale - 07/05/1983). |
| L'attention
de Vauban s'était beaucoup tournée vers la
défense côtière de la rade de Toulon, il avait cependant envisagé une
redoute à mâchicoulis sur une butte du Mourillon, projet qui ne verra
pas le jour. |

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Toulon (1750).
Plan. "Première feuille. Plan d'un fort projeté à faire sur la hauteur
de La Malgue. Honoré Antibes de Bertaud.
Le siège de Toulon allait révéler les failles de la défense terrestres de la rade et c'est à Antoine Niquet, directeur des fortifications de Provence et du Languedoc depuis 1691, qu'il revint la paternité d'édifier un véritable fort sur les hauteurs de Lamalgue. Mais les travaux ne vont commencer qu'en 1708 pour ne s'achever - projets et contre-projets se discréditant et se succédant sans cesse - qu'en 1792. |
| Lamalgue
fut - et plus que les
autres forts - une prison tout au long de son
histoire (jusqu'au 25 février 1921) ; on peut d'ailleurs encore y
découvrir des cellules (ci-dessus). Août 1793, les prisons toulonnaises sont (déjà) saturées. « Le règlement du pain fourni aux prisonniers nous fait connaître qu'il y avait des détenus au Palais de Justice, à la Chaîne-Vieille, à la Porte d'Italie et à la Maison Commune, sans compter ceux enfermés au fort Lamalgue, à la Grosse Tour et sur le Thémistocle, auquel on joignit, en septembre, la frégate l'Utile. » Un récit pour illustrer ce volet de son histoire. On évoque ici le séjour de Charles-Nicolas Beauvais de Préaux, député de Paris à la Convention (1792)... où il vota la mort de Louis XVI. Envoyé à Toulon pour s'opposer à ce que la ville fut livrée aux Anglo-Espagnols, il fut arrêté par les royalistes et resta incarcéré à Lamalgue jusqu'à l'entrée des troupes républicaines. Il mourut à Montpellier quelques mois plus tard, le 27 mars 1794, des suites des mauvais traitements subits dans son cachot. ... " Malgré son état maladif résultant de sa captivité à Toulon, il avait voulu se mêler à la joie du peuple, en suivant le cortège en voiture, mais sa faiblesse était telle qu'il fallut le porter sur l'autel de la Patrie. Son émotion devint intense lorsque l'on voulut enlever aux deux captifs leurs vêtement ignominieux et leurs chaînes pesantes ... et qui n'étaient autres que celles dont il avait été chargé lui-même dans les cachots du fort Lamalgue ; cependant il réunit le peu de force qui lui restait pour ouvrir, d'une main tremblante, les cadenas qui les réunissaient ... (Bulletin de l'Académie du Var - 1931 - 1993 - 1998). |
| Epilogue, une vue de Toulon du Fort d'Artigues |

| On finit avec cette " Vue de Toulon du Fort d'Artigues ", mais je lui préfère au jeu de la superposition ... |
| ...
Cette autre jolie "
Vue de Toulon du Fort d'Artigues " de Jean Rodolphe Gautier - fin
XVIIIème
; plus bas sur la gauche, le fort Sainte- Catherine, aujourd'hui
remplacé par trois tours d'habitation dans le quartier de
Saint Jean du Var ; plus loin, le fort Lamalgue avec à sa droite la
Tour royale puis le fort Balaguier. |
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avec : - Rade de Toulon : Balaguier, l'Eguillette, le fort Napoléon, la Tour Royale, le fort Saint Louis, le fort du Cap Brun et sa batterie basse. - Entre Fabrégas et Saint-Mandier sur Mer : batterie du Bau Rouge, fort de Fabrégas, St Elme, Gros Bau, la Coudoulière... - Le fort de Six Fours, les batteries de Peyras, du Cap Nègre et du cap Vieux ; le poste de Montjoie ; le fort de la Pointe de la Cride. - Autour de Toulon : le Gros Cerveau, Mt Caume, les poudrières du Las ; Coudon : le fort du Lieutenant Girardon et celui du Baou Pointu. - A l'est de de Toulon : les forts de la Colle Noire, la Gavaresse, la Bayarde et plus à l'est : au Cap Bénat et la batterie de Mauvanne. - Les 3 forteresses d'Evenos. |
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